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Critique du film 13ème Festival du Film Asiatique de Deauville

13EME FESTIVAL DU FILM ASIATIQUE DE DEAUVILLE

Année : 2011
Pays : Deauville, France
Note du rédacteur : 6 / 10

LA CRITIQUE

Du 09 mars au 13 mars 2011


Malgré un climat plutôt agréable par rapport aux années précédentes, l'édition 2011 de Deauville Asia ne s'est, une fois encore, pas montrée à la hauteur de nos espérances...
A force de ne proposer qu'une combinaison de longs métrages excessivement auteurisants et de films d'action complètement vains, la programmation finit par sombrer, un peu plus chaque année, dans la caricature.
Un parti pris incompréhensible venant d'un festival spécialisé, qui finalement ne fait que confirmer les clichés existants et les appréhensions des plus réfractaires, au lieu de les inciter à découvrir toute la richesse du cinéma asiatique.
Heureusement, quelques jolies – mais malheureusement trop rares – surprises, ainsi qu'une rétrospective de la carrière de Kim Jee-woon, l'un des plus inventifs réalisateurs coréens, ont relevé un peu le niveau de cette treizième édition, marquée par les évènements tragiques survenus au Japon...




Compétition officielle :


"BIRTH RIGHT" de Naoki Hashimoto (Japon)
avec : Sayoko Oho, Miyu Yagyu, Ryoko Takizawa
Depuis quelques jours Mika observe à distance un couple marié et leur fille Ayano. Elle décide alors de prendre une décision irrévocable. En chemin vers l'école, Mika parle à Ayano, gagne sa confiance et la kidnappe. Elle l'emmène ensuite dans un bâtiment désaffecté et l'enferme à double tour...

>> Critique : Au départ, une idée intéressante. A l'arrivée, un film laborieux où il ne se passe pas grand-chose et dans lequel la clé de l'énigme nous est bien maladroitement révélée d'un trait par flashbacks interposés.
"BIRTH RIGHT" ne consiste au final qu'en de longues scènes de séquestration dans un hangar. Au fil des jours, nous assistons, paupières à demi-closes, à la décrépitude de l'innocente victime ainsi qu'à celle de la kidnappeuse, dont les intentions resteront relativement énigmatiques pendant un bon moment, pour notre plus grand désarroi... Si la réaction surprenante de la mère d'Ayano soulève un certain intérêt, celles de sa fille aux prises avec sa ravisseuse laissent, quant à elles, plutôt perplexe et rendent le film assez peu crédible.
Dommage.


"BUDDHA MOUNTAIN" de Li Yu (Chine)
avec : Sylvia Chang, Fan Bingbing, Wilson Chen, Fei Long
Trois amis, Ding Bo, nan Feng et Fatso, ont terminé leur dernière année de lycée. Malgré la pression parentale, ils préfèrent arrêter leurs études et refusent de s'inscrire aux examens d'entrée à l'université. Impatients de voler de leurs propres ailes et de trouver du travail, ils se rendent dans la ville de Chengdu où ils louent plusieurs chambres dans la maison d'une ancienne chanteuse de l'opéra de pékin...

>> Critique : Déjà récompensée à Deauville Asia pour son "DAM STREET", la réalisatrice Li Yu revient cette année avec une bien jolie surprise, "BUDDHA MONTAIN", qui met en scène un trio de jeunes gens insouciants face à une mère désespérément endeuillée.
Extrêmement touchant avec quelques pointes d'un humour sobre, le film réunit trois jeunes séparés de leurs parents à une ancienne chanteuse d'opéra, qui ne se remet pas de la mort de son unique fils et vit depuis dans la solitude la plus totale.
Leur présence rafraichissante finira par lui insuffler un peu de vie, par lui redonner un espoir perdu depuis longtemps... Les premiers moments d'incompréhension générationnelle laisseront ainsi place à de très beaux instants de complicité, dans de magnifiques et méditatifs décors naturels montagneux, où se dresse un temple dédié à Bouddha qui, tout comme une vie brisée par le chagrin, est à reconstruire.
Le quatuor d'acteurs se révèle convainquant grâce à une interprétation d'une justesse incroyable. Sylvia Chang donne la réplique à Fan Bingbing (qui avait déjà tourné avec Li Yu dans "LOST IN BEIJING"), Wilson Chen ("THE EYE 3") et Fei Long, le « gros » de la bande dont les pitreries involontaires sont toujours amusantes. Tous sont attachants à leur manière et véhiculent une palette d'émotions simples mais intenses.


"COLD FISH" de Sion Sono (Japon)
avec Makoto Ashikawa, Denden, Mitsuru Fukikoshi
Shamoto tient une petite boutique de poissons tropicaux. Il s'est remarié et sa deuxième femme ne s'entend guère avec sa fille, Mitsuko. Un jour, cette dernière va trouver en la personne de monsieur Murata, non seulement un sauveur, mais aussi un homme exerçant le même métier que son père, mais à grande échelle. Il poussera sa bonté jusqu'à lui offrir un travail dans son magasin. Mais monsieur Murata cache de nombreux sombres secrets sous ses manières attentionnées...

>> Critique : Sion Sono, réalisateur des géniaux "SUICIDE CLUB" et "LOVE EXPOSURE" mais aussi des moins réussis "STRANGE CIRCUS" ou "HAIR EXTENSION", s'attaque dans "COLD FISH" à une « histoire vraie », celle d'un serial killer japonais, qui, selon la rumeur, aurait fait entre cinquante et cent victimes... Bien gore, le film n'a pas de quoi faire rougir le label japonais qui le sort, Sushi Typhoon, habitué des productions où le sang gicle à flots. Lire la suite


"DONOR" de Mark Meily (Philippines)
avec Meryll Soriano, Baron Geisler, Karla Pambid
Lizette vend des dvd pirates dans les rues de Manille. Devant la recrudescence des descentes de police, elle cherche désespérément un nouveau moyen de gagner sa vie. Elle décide de vendre un de ses reins au marché noir afin d'avoir suffisamment d'argent pour quitter le pays et s'installer à Dubaï.

>> Critique : "DONOR" nous vient des Philippines et dresse le portrait d'une jeune femme, victime parmi tant d'autres de la précarité qui règne dans la ville de Manille. Lizette ne peut se contenter de ses maigres revenus de vendeuse de DVD pirates, en particulier face à l'insistance désobligeante de son bon à rien de compagnon, Danny, pour se payer ses emplettes inutiles et ses beuveries entre potes.
Ainsi le film de Mark Meily rappelle souvent le cinéma-vérité de Brillante Mendoza et sa volonté de montrer la triste réalité des habitants les plus modestes de Manille (où la vente illégale d'organes est vraisemblablement monnaie courante), toutefois, ici, le sujet est abordé avec un peu plus de légèreté, voire quelques pointes d'humour.
Pendant toute la durée du film, le spectateur bout littéralement face à l'outrecuidance du compagnon de Lizette, qui non content de vivre à ses crochets sans le moindre scrupule, s'empresse de lui taxer son argent dûment récolté pour quelques frivolités... L'homme inspire le plus grand dégoût et à chaque instant où, se voyant refuser les faveurs financières de Lizette il en vient aux insultes, l'indignation nous gagne.
En acceptant d'échanger son rein contre de l'argent, elle va prendre sa revanche sur la vie, en silence, avec un final jouissif à souhait !


"ETERNITY" de Sivaroj Kongsakul (Thaïlande)
avec : Amnuay Prapas, Jaturanrasmee Pattraporn, Rungkamjad Wanlop, Udomlertlak Namfon
Dans un petit village à la campagne, un fantôme revient hanter les lieux de sa jeunesse. Il s'appelle Wit et il est mort trois jours auparavant. Il se souvient des jours où il était tombé amoureux de Koi, sa future épouse. Il l'avait ramenée chez lui afin qu'elle rencontre ses parents. Bien qu'elle était au départ peu encline à une vie rurale, elle accepta peu après d'y passer le restant de ses jours auprès de l'homme qu'elle aimait...



"LA BALLADE DE L'IMPOSSIBLE" de Tran Anh Hung (Japon)
avec Kenichi Matsuyama, Rinko Kikuchi, Kiko Mizuhara, Shigesato Itoi
Tokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s'est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s'installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Il retrouve Naoko, l'ancienne petite amie de Kizuki, qui n'a pas encore surmonté la mort de ce dernier. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et finissent par faire l'amour le soir des vingt ans de Naoko. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension. Lorsqu'enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu'à lui offrir son amour.

>> Critique : Adapté du roman éponyme à succès de Haruki Murakami (à ne pas confondre avec Ryû Murakami), "LA BALLADE DE L'IMPOSSIBLE" est réalisé par le vietnamien Tran Anh Hung, connu pour "L'ODEUR DE LA PAPAYE VERTE" et "A LA VERTICALE DE L'ETE".
Dans son dernier film, il est question des aventures sentimentales de Watanabe, dont le cœur appartient à Naoko, jeune fille dépressive depuis la mort de leur ami d'enfance commun qu'elle aimait en secret.
Face à cet amour compliqué voire impossible, le jeune homme vit sa vie d'étudiant loin de sa bien-aimée, une vie rythmée par quelques conquêtes d'un soir et surtout par la rencontre de Midori. Entre les deux femmes son cœur balance, mais l'état mental de Naoko n'entamera pas sa détermination à lui rester fidèle, quitte à mettre son existence en parenthèses en résistant aux avances de la belle Midori, jeune femme pleine de vie.
Par masochisme, par pitié ou tout simplement par amour, Watanabe sacrifie l'insouciance de sa jeunesse et un éventuel bonheur sentimental. Et ses décisions, si surprenantes soient-elles révèlent un sens des responsabilités précoce et peut-être également une idéalisation de la relation amoureuse...


"SKETCHES OF KAITAN CITY" de Kazuyochi Kumakiri (Japon)
avec Mitsuki Tanimura, Pistol Takehara, Ryo Kase
Cinq événements en apparence sans importance se déroulent à Kaitan City, une ville du nord du Japon. Les tramways filent à travers la vie des personnes liées à ces événements et la neige finit par recouvrir chacune d'entre elles. Chaque protagoniste continue à vivre tout en sachant ce qu'il a perdu, regretté et pleuré. L'ensemble de ces événements est peut-être bien notre propre histoire.

>> Critique : Par les destins plus ou moins croisés de plusieurs habitants d'une ville du nord du Japon, "SKETCHES OF KAITAN CITY" dresse un certain constat social, en pleine période de crise économique.
De la vielle dame menacée d'expulsion à l'homme disparu après avoir fêté le nouvel an avec sa sœur en haut d'une colline ; de l'animateur de planétarium dont la famille part en lambeaux au jeune garçon qui se fait maltraiter par sa belle mère, elle-même battue par son mari... on peine à saisir où le film veut en venir.
Adapté de nouvelles de l'écrivain Yasushi Sato, qui aurait vraisemblablement mis fin à ses jours peu avant la parution de l'ouvrage, ce huitième long-métrage du réalisateur n'est évidemment pas inintéressant, toutefois, son rythme un peu laborieux, et surtout sa durée de quasiment deux heures et demi, auront tôt fait de décourager les spectateurs, même les plus téméraires...


"THE JOURNALS OF MUSAN" de Park Jung-bum (Corée du Sud)
avec Park Jung-bum, Kang Eunjin, Jin Yonguk
Handicapé par le numéro de sa carte d'identité qui révèle son origine nord-coréenne, Jeon Seung-chul peine à trouver du travail et à créer des liens avec les personnes qu'il croise à l'église. Bien qu'il ne soit ni un ancien repris de justice, ni un travailleur immigré, il subit de nombreuses discriminations. A l'image du chien errant qu'il a recueilli, Jeon Seung-chul est un marginal au sein de la société capitaliste sud-coréenne.



"THE OLD DONKEY" de Li Ruijun (Chine)
avec Xing Chun Ma, Chun Yan Sun, Da Zhi Wang
Un petit village à la lisière du désert, dans la province du Gansu en Chine. Suite à une nouvelle directive agraire du gouvernement, Zhang Yongfu, un entrepreneur local sans scrupules, achète les terres des paysans, ou du moins essaye de les faire partir, afin de construire une usine de produits chimiques qui rendrait le village prospère. Âgé de soixante-treize ans, Ma, surnommé « le vieux baudet », fait partie des paysans qui refusent obstinément de vendre ses terres...



"UDAAN" de Vikramaditya Motwane (Inde)
avec Rajat Barmecha, Ram Kapoor, Ronit Roy
Après avoir passé huit ans dans un pensionnat, Rohan revient dans la petite ville industrielle de Jamshedpur. Il se retrouve à l'étroit entre un père autoritaire et un jeune demi-frère, dont il ne connaissait pas l'existence. Contraint à travailler dans l'usine sidérurgique de son père ainsi qu'à poursuivre des études d'ingénieur, il tente malgré tout de forger sa propre vie en réalisant son rêve : devenir écrivain.





Action Asia


"BLADES OF BLOOD" de Lee Jun-ik (Corée du Sud)
avec Baek Seong-hyeon, Cha Seung-won, Kim Chang-wan
Au 16ème siècle, lors de la dynastie Chosun, Hwang Junghak et Lee Monghak formèrent la “grande alliance” dans le but commun de rendre le monde meilleur. Alors que Lee, dorénavant le nouvel homme fort du pays, rêve d'éradiquer la corruption au sein du royaume et de se faire sacrer roi, Hwang, devenu un légendaire épéiste aveugle, veut venger la mort d'un ami tué par Lee, son ancien frère d'armes. Les deux hommes se retrouvent face à face et leur dernier combat peut commencer...

>> Critique : Après avoir réalisé le fabuleux "KING AND THE KLOWN", Lee Jun-ik signe à nouveau un film historique avec ce "BLADES OF BLOOD", qui porte assez bien son titre.
Mais avant d'assister à des combats de sabres sanglants, il faudra d'abord s'immerger dans les conflits politiques qui divisent le royaume, face à l'invasion imminente de l'armée japonaise. Un contexte politique complexe, à ingurgiter dès les premières minutes du film, auquel s'ajoutera une dimension plus humaine, sous la forme d'une histoire de vengeance.
C'est ainsi que Kyun-ja, fils d'un ministre assassiné, et Hwang, le combattant aveugle, s'allient pour vaincre le redoutable et ambitieux Lee Monghak, qui a pris la tête de la Grande Alliance...
A l'image de son précédent film d'époque, décors et costumes sont extrêmement soignés, retranscrivant aussi bien les fastes colorés de la cour que la vie simple des villages. Malgré la beauté de la photographie et quelques combats impressionnants, on a du mal à s'attacher aux personnages, en particulier devant les pénibles bouffonneries du guerrier aveugle, alternative coréenne au personnage de Zatoïchi.


"MR AND MRS INCREDIBLE" de Vincent Kok (Chine/Hong Kong)
avec : Louis Koo, Sandra Ng
Un couple de super héros à la retraite décide de reprendre du service lorsqu'un tournoi national d'arts martiaux est organisé dans le petit village paisible où ils vivent incognito depuis des années.

>> Critique : Prenant le contrepied des traditionnels films de supers héros qui inondent nos écrans depuis quelques années, "MR AND MRS INCREDIBLE" proposait à priori quelque chose d'un peu plus original.
En effet, voir Louis Koo et Sandra Ng dans la peau d'un couple de supers héros à la retraite laissait présager un film amusant qu'on avait hâte de découvrir... et pourtant, grosse déception devant l'humour lourdingue et les gags pas très drôles du dernier film de Vincent Kok...
Visuellement, ça en jette, en particulier en matière de décors et de costumes, qui s'emploient à offrir une généreuse palette de couleurs saturées, tout en renvoyant une image idyllique de la Chine ancienne. En revanche, on ne peut pas en dire autant des effets numériques illustrant les superpouvoirs des héros, qui finalement, s'harmonisent assez bien avec le kitsch de certaines scènes, cartoonesques à souhait, qui rappellent certains films de Stephen Chow (avec lequel Vincent Kok a travaillé en tant que scénariste à plusieurs reprises).
Moyen...


"ONG BAK 3" de Tony Jaa & Panna Rittikrai (Thaïlande)
avec Tony Jaa, Dan Chupong, Sarunyu Wongkrachang
Tien est capturé par son rival et doit subir les coups de ses geôliers. Laissé pour mort, il est sauvé par des villageois qui le ramènent chez eux à Kana Khone. Dans ce village, il va apprendre à méditer et à maîtriser son karma avant que son ennemi juré ne revienne le défier pour un ultime affrontement.

>> Critique : "ONG BAK" avait fait sensation à sa sortie en 2003. Autant dire que ce troisième opus risque de confirmer l'essoufflement d'une franchise qui n'a plus grand-chose à apporter...
Le film démarre là où le précédent se terminait (la suite directe de la préquelle donc), après un générique sous forme de flashbacks, histoire de poser rapidement le contexte sans trop se creuser les méninges. Mais après tout, le fan d'"ONG BAK" n'est vraisemblablement pas très regardant sur la profondeur du scénario, ce qu'il attend, ce sont avant tout les exploits martiaux de Tony Jaa, qui, une fois de plus, co-réalise cet opus.
Seulement voilà, "ONG BAK 3" se montre un tantinet décevant niveau action, tentant désespérément d'insuffler une dimension spirituelle à travers le parcours initiatique du héros. Il sera question de karma et de vies antérieures (bref de Bouddhisme), teintés d'un soupçon de magie, bien que les scènes de méditation prennent davantage la forme d'un entrainement physique.
Moins spectaculaire (et moins inspiré) que prévu, ce volet aura au moins le mérite, tout comme son prédécesseur, d'offrir une belle reconstitution historique du royaume de Siam ainsi que quelques séquences sympathiques avec des éléphants.


"TRUE LEGEND" de Yuen Woo Ping (Chine)
avec Chiu Man Cheuk, Xun Zhou, Andy On, Michelle Yeoh
Toute sa vie durant, Su Can a cherché à atteindre la quintessence des arts martiaux. Il a toujours chéri deux choses plus que tout au monde : sa femme bien aimée et le rêve de créer une forme d'art martial unique qui se transmettrait de génération en génération. Aujourd'hui, Su mène une vie de famille heureuse auprès de sa femme. Mais suite à un coup du sort et à son obstination, la vie idyllique de Su est mise à rude épreuve...

>> Critique : Voilà que le célèbre chorégraphe/acteur/réalisateur Yuen Woo Ping est de retour derrière la caméra avec ce "TRUE LEGEND", qui avait à priori tout d'un Wu Xia Pian fantasy façon 90's.
Si c'est effectivement en partie le cas, le film est bien loin de marquer le grand retour du genre malgré un certain nombre d'atouts pour le moins séduisants.
Alors que la présence de Chiu Man Cheuk rappellera avec nostalgie l'incroyable "THE BLADE", la rivalité entre frères ennemis proche d'un "TAI CHI MASTER" et la pratique de la boxe ivre à la "DRUNKEN MASTER" ne parviendront guère à se montrer convaincantes pour autant. Les combats, pourtant bien rythmés, manquent de créativité et se noient dans un ensemble peu homogène, constitué de plusieurs parties sans queues ni têtes.
On a du mal à saisir les véritables enjeux du film : la vengeance ? L'héritage martial ?
Frôlant parfois la caricature avec un humour douteux et quelques scènes ridicules, "TRUE LEGEND" s'éternise jusqu'à l'indigestion, sans réellement offrir d'intensité émotionnelle. Heureusement, le personnage interprété par Andy On lui confère une dimension fantastique bienvenue, même si de ce côté-là, le spectateur restera sur sa faim, tout comme face aux brèves apparitions de Michelle Yeoh, faisant quasiment office de figurante, à l'instar d'un David Carradine dans l'un des derniers films tournés avant son décès...


"WIND BLAST" de Gao Qunshu (Chine)
avec : Ni Dahong, Wu Jing, Zhang Li, Yu Nan, Francis Ng
Lorsque le tueur Zhang Ning revient en Chine continentale après avoir exécuté un contrat à Hong Kong, le capitaine Xiang Li, surnommé le Léopard, est appelé à la rescousse afin de mettre la main dessus. Accompagné de son équipe de choc composée de Mastiff, Tak et Shepherd, il part dans le désert de Gobi à la recherche de Zhang et de sa petite amie Sun Jjing qui est enceinte. Deux chasseurs de prime au sang froid légendaire, Mai Gao et Anuo, sont également à leur poursuite.





Panorama


"DETECTIVE DEE, LE MYSTERE DE LA FLAMME FANTOME" de Tsui Hark (Hong Kong)
avec : Andy Lau, Li Bingbing, Tony Leung Ka-fai, Carina Lau
En l'an 690, à Luoyang, la toute-puissante Chine des Tang s'apprête à célébrer en grande pompe le couronnement de l'impératrice Wu Zetian. Mais celle-ci ne montera officiellement sur le trône qu'une fois achevée la construction d'un gigantesque Bouddha en plein cœur de la cité impériale. L'effervescence est à son comble sur le chantier lorsqu'une série de phénomènes étranges met soudain en péril la cérémonie. L'impératrice Wu fait alors appel au seul homme qu'elle estime capable de résoudre l'énigme : Dee Renjie, alias Detective Dee...

>> Critique : Célèbre personnage historique ayant vécu sous la dynastie Tang (618-907), le Juge Ti est considéré comme le Sherlock Holmes chinois, et c'est sa perspicacité hors du commun qui lui valu d'innombrables hommages littéraires. Remises au goût du jour par le diplomate hollandais Robert Van Gulik - sous l'impulsion d'un roman policier chinois datant du XVIIIe siècle, les aventures du Juge Ti feront l'objet de nombreuses suites écrites par d'autres auteurs contemporains qui succèderont à Van Gulik, à l'instar de Frédéric Lenormand ou encore Elianor Conney/Dan Altieri avec notamment leur « Impératrice Des Mensonges ». Lire la suite


"HAHAHA" de Hong Sang-soo (Corée du Sud)
avec : Kim Kang-woo, Kim Gyu-ri, Kim Sang-kyung, Moon So-ri
Un réalisateur prévoit de quitter Séoul pour vivre au Canada. Quelques jours avant son départ, il revoit autour d'un verre son grand ami, un critique de cinéma. Lors de ce rendez-vous arrosé, les deux amis découvrent par hasard qu'ils se sont rendus récemment dans la même petite ville en bord de mer. Ils décident de se raconter leur voyage réciproque à condition de n'en révéler que les moments agréables.



"J'AI RENCONTRE LE DIABLE" de Kim Jee-woon (Corée du Sud)
avec Lee Byung-hun, Choi Min-sik, Jeon Gook-hwan, Jeon Ho-jin, Oh San-ha, Kim Yoon-seo
Un agent secret recherche le serial killer qui a tué sa fiancée...

>> Critique : Dernier film du réalisateur des très élégants "2 SOURS" et "BITTERSWWET LIFE", "J'AI RENCONTRE LE DIABLE" s'inscrit dans la lignée des thrillers made in Corée du Sud, à l'instar de "OLD BOY", "MEMORIES OF MURDER" ou "THE CHASER" plus récemment.
On y retrouve deux acteurs phares, déjà familiers de ce registre, Lee Byung-hun versus Choi Min-sik, qui cette fois endosse le rôle d'un tueur en série increvable et complètement ravagé. Lire la suite


"NIGHT FISHING" de Park Chan-kyong, Park Chan-wook (Corée du Sud)
avec : Lee Jung-hyun, Oh Kwang-rok
Au fin fond de la forêt, à travers un épais brouillard, un homme marche, un panier de pêcheur à la main. Il arrive au bord d'une rivière. L'homme prépare tranquillement son matériel de pêche et lance ses hameçons. Quelques heures plus tard, la nuit tombe peu à peu sur les berges tranquilles. L'homme n'a pas attrapé grand-chose mais reste assis à attendre. C'est alors qu'une de ses cannes à pêche plie sous le poids d'une prise qui semble très lourde...



"OKI'S MOVIE" Hong Sang-soo (Corée du Sud)
avec : Jeong Yu-mi, Lee Seon-gyun
Quatre histoires courtes sur l'évolution de deux relations liées à la même femme mais aussi sur la nature du cinéma, les complications de l'amour et la difficulté de communiquer sincèrement. Quatre variations sur une même histoire centrale, mettant en scène les mêmes personnages (joués par les mêmes acteurs) et leurs hésitations amoureuses.



"MAUDITE PLUIE !" de Satish Manwar (Inde)
avec Attar Aman, Jamkar Veena, Kulkarni Girish, Kulkarni Sonali, Subhash Jyoti, Vasule Mukund
Inde. De nos jours. Agriculteur dans un village du Maharashtra, Kisna apprend le suicide d'un ami proche. Sa femme, craignant que son mari ne subisse le même triste sort, convainc son entourage de le surveiller en permanence. Malgré la sécheresse redoutée, Kisna continue à cultiver sa terre. Mais chacun de ses faits et gestes est maintenant au centre des plus grandes inquiétudes. Surtout lorsque la pluie tarde à arriver...



"THE PIANO IN A FACTORY" de Zhang Meng (Chine)
avec Yongchen Guo, Shinyeong Jang, Qian Liu
La femme dont Chen est séparé refait soudainement surface, demande le divorce et la garde de leur fille mélomane. Comme sa fille voudrait avoir son propre piano, Chen est persuadé qu'elle décidera de rester vivre avec lui s'il arrive à lui en trouver un. Il essaye d'emprunter de l'argent et va même jusqu'à tenter de voler un piano, mais ses efforts restent vains. Chen décide alors de construire lui-même le piano.






Hommage à Hong SANGSOO

Né le 25 janvier 1961 à Séoul en Corée du sud, Hong Sangsoo fait un début remarqué en 1996 au Festival de Rotterdam avec son premier film "LE JOUR OU LE COCHON EST TOMBE DANS LE PUITS" ». Depuis, il a écrit et réalisé dix longs métrages présentés dans de nombreux festivals de renommée mondiale tels Cannes, Venise et Berlin. Les personnages et situations créés par le cinéaste semblent à première vue procéder de l'improvisation et du hasard, mais à y regarder de plus près on découvre que le réalisateur poursuit sa propre esthétique cohérente, calculée, de manière complexe et détaillée. Film après film, Hong Sangsoo continue de mûrir son langage cinématographique et une esthétique originale. Il est reconnu comme l'un des maîtres du cinéma sud-coréen contemporain.


"LE JOUR OU LE COCHON EST TOMBE DANS LE PUITS" - 1996
avec : Bang Eun-hee, Cho Eun-sook, Kim Eui-sung
Une jeune ouvreuse de cinéma est amoureuse d'un écrivain sans succès qui a pour maîtresse une femme mariée.



"LE POUVOIR DE LA PROVINCE DE KANGWON" - 1998
avec : Baek Jong-hak, Chun Jaehyun, Im Sunyoung
Au lendemain d'une histoire d'amour avec un professeur d'université marié, Jisook décide de partir en vacances à Kangwon avec deux de ses amies.



"LA VIERGE MISE A NU PAR SES PRETENDANTS" - 2000
avec : Lee Eun-ju, Mun Seong-kun, Han Myeong-gu
Une jeune et avenante productrice entretient une relation amoureuse complexe et bercée d'illusions avec un galeriste.



"LA FEMME EST L'AVENIR DE L'HOMME" - 2004
avec : Yu Ji-tae, Kim Tae-woo, Seong Hyeon-a
Un jeune professeur d'art plastique retrouve un ami cinéaste sans le sou qui revient des Etats-Unis. Ils partent sur les traces d'un souvenir : une jeune fille dont ils étaient amoureux quelques années auparavant...



"CONTE DE CINEMA" - 2005
avec : Kim Sang-kyung, Uhm Ji-won, Lee Ki-woo
A Séoul, les trajectoires de deux hommes et d'une femme se croisent et s'éloignent en un jeu de miroirs dont le cinéma est le pivot.



"WOMAN ON THE BEACH" - 2006
avec : Kim Seung-woo, Go Hyun-jung, Song Seon-mi
Le réalisateur Joongrae prépare son nouveau film. Comme il n'arrive pas à en terminer le scénario, il demande à un ami de partir en voyage avec lui...



"NIGHT AND DAY" - 2008
avec : Sabine Crossen, Jérémie Elkaïm, Gi Ju-bong
Un peintre coréen à succès doit fuir son pays pour échapper à une arrestation et s'envole pour Paris. Perdu, il erre sans but dans les rues, jusqu'au jour où il rencontre une jeune coréenne, étudiante en art.



"LES FEMMES DE MES AMIS" - 2009
avec : Kim Tae-woo, Uhm Ji-won, Go Hyun-jung
Ni riche, ni célèbre, Ku Kyungnam a la réputation d'être un réalisateur de films art et essai. Invité comme membre du jury d'un festival, il s'endort tous les jours devant les films et passe ses nuits à boire.



"HAHAHA" - 2010
avec : Kim Kang-woo, Kim Gyu-ri, Kim Sang-kyung, Moon So-ri
Un réalisateur prévoit de quitter Séoul pour vivre au Canada. Quelques jours avant son départ, il revoit autour d'un verre son grand ami, un critique de cinéma. Lors de ce rendez-vous arrosé, les deux amis découvrent par hasard qu'ils se sont rendus récemment dans la même petite ville en bord de mer. Ils décident de se raconter leur voyage réciproque à condition de n'en révéler que les moments agréables.



"OKI'S MOVIE" - 2010
avec : Jeong Yu-mi, Lee Seon-gyun
Quatre histoires courtes sur l'évolution de deux relations liées à la même femme mais aussi sur la nature du cinéma, les complications de l'amour et la difficulté de communiquer sincèrement. Quatre variations sur une même histoire centrale, mettant en scène les mêmes personnages (joués par les mêmes acteurs) et leurs hésitations amoureuses.





Regard sur le travail de KIM Jee-woon

Kim Jee-woon est né le 6 juillet 1964 à Séoul en Corée du sud. Après avoir été acteur et metteur en scène de théâtre, il écrit et réalise son premier film, "THE QUIET FAMILY", en 1998. Après ce premier long métrage qui mariait la comédie et le drame, il s'essaye tour à tour au film comique avec "THE FOUL KING" (2000), au film d'horreur avec "DEUX SOURS" (2002) puis au film noir avec "A BITTERSWEET LIFE" qui est présenté hors compétition au Festival de Cannes en 2005. Ces trois films rencontrent le succès au box-office sud-coréen, avec respectivement 2 millions d'entrées, 3,5 millions d'entrées et 1,3 million d'entrées. Kim Jee-woon parvient à échapper aux codes de chaque genre pour créer son propre style et obtient ainsi la reconnaissance critique. Avec "LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLE", présenté au Festival de Cannes en 2008, le cinéaste revisite le western, genre occidental par excellence, en le transposant dans les paysages majestueux de Mandchourie. Le film est également un énorme succès en Corée du sud avec plus de 7 millions de spectateurs. "J'AI RENCONTRE LE DIABLE", dans lequel il renoue avec le film noir, est son sixième long métrage.


"THE QUIET FAMILY" - 1998
avec Park In-hwan, Na Mun-hee, Song Kang-ho
Une famille décide d'acheter une auberge dans un endroit isolé. Hélas, leur premier client commet un suicide. Afin de préserver sa réputation, la famille décide d'enterrer le corps.

>> Critique : Premier long-métrage du réalisateur coréen et première franche réussite, "THE QUIET FAMILY" fera, trois ans plus tard, l'objet d'un remake de la part de Takashi Miike himself ! Cocktail déjanté de comédie et d'épouvante, le film réunit une poignée d'acteurs aussi talentueux – avant qu'ils ne soient célèbres mondialement – que Choi Min-sik et bien sûr le génial Song Kang-ho, avec lequel Kim Jee-woon retravaillera à plusieurs reprises par la suite.
Genre d'Auberge Rouge à la sauce coréenne, le film dresse le portrait d'une famille en apparence ordinaire, qui par différents concours de circonstance se retrouve avec une série de cadavres sur les bras. Les morts s'enchaînent, dans la joie et la bonne humeur, enterrés dans les bois, et en famille, selon un rituel bien rôdé, jusqu'à ce qu'un projet de travaux de voirie ne vienne semer la panique...
Injustement méconnu, "THE QUIET FAMILY" s'impose comme une œuvre d'une grande qualité grâce à un humour macabre subtil, une galerie de personnages truculents et des situations cocasses dignes d'un théâtre de boulevard.
Les premiers pas d'un réalisateur de génie !


"THE FOUL KING" - 2000
avec Park Sang-Myeon, Song Kang-ho, Go Ho-kyung
Im Daeho est un employé de banque non productif qui subit les agressions de son patron. Il découvre un jour une salle d'entraînement de lutteurs et décide de prendre des cours...

>> Critique : Pour son second film, Kim Jee-woon a choisi l'univers du catch comme contexte pour son personnage principal, un employé de banque peu sûr de lui, qui foire tout ce qu'il entreprend.
C'est Song Kang-ho qui campe brillamment ce sympathique loser tyrannisé par son chef, trop faible pour se rebeller au bureau comme à la maison, lorsqu'il se coltine les remarques désobligeantes de son paternel.
Im Dae-ho trouvera du réconfort dans le monde de la lutte, avec pour seule obsession : se sortir d'une clé de tête, exorcisant par la même occasion ses inhibitions et son manque de confiance en lui.
Nous découvrirons avec amusement « les coulisses » de ce divertissement sportif à une échelle locale, avec néanmoins quelques combats impressionnants pour lesquels Song Kang-ho semble avoir réalisé lui-même l'essentiel de ses cascades.
Critique sociale sous forme de comédie, "THE FOUL KING" est à la fois drôle, touchant et complètement barré, à l'image de son réalisateur !


"DEUX SOURS" - 2003
Après un séjour en hôpital psychiatrique, deux jeunes sœurs reviennent avec leur père dans la maison familiale, à présent tenue par leur cruelle belle-mère.

>> Critique : Après avoir donné dans la comédie avec "THE FOUL KING" et "THE QUIET FAMILY" (que Takashi Miike a remaké avec son "HAPPINESS OF THE KATAKURIS"), Kim Ji-woon signe son second métrage horrifique, un an après "MEMORIES", l'un des segments du premier volet de "THREE". Si dans "A TALES OF TWO SISTERS", l'ambiance glauque de "MEMORIES" n'est pas loin, ce film hybride, entre drame psychologique et épouvante, explore le thème de la folie avec un esthétisme hors du commun. Chaque détail a son importance, une précision qui prend tout son sens au fil des visionnages de ce long-métrage, dont le scénario tortueux est assez difficile à débroussailler du premier coup... Lire la suite


"A BITTERSWEET LIFE" - 2005
avec Lee Byun-hun, Shin Mina, Kim Young-chui, Kim Roi-ha, Moon Chong-hyuk, Hwang Jung-min
Sunwoo est plus qu'un simple directeur d'hôtel. Rapide et efficace, il est aussi le bras droit de Kang, un chef de gang de la mafia. Redoutable caïd, ce dernier n'a qu'une faiblesse : sa petite amie Hee-soo. Suspectant qu'elle le trompe, il demande à Sun-woo de "régler le problème".

>> Critique : Après avoir versé dans le film d'horreur avec "DEUX SOURS" et le segment coréen de "TROIS HISTOIRES DE L'AU-DELA", dans la comédie avec le fantastique "THE FOUL KING", et dans un mélange caustique des deux avec "THE QUIET FAMILY" (remaké par Takashi Miike en personne avec "THE HAPPINESS OF THE KATAKURIS"), Kim Jee-woon s'attaque cette fois au polar !
Si tous les précédents films du réalisateur sont de pures réussites, "A BITTERSWEET LIFE" ne déroge pas à la règle ! Dans une atmosphère sombre aux couleurs et aux jeux de lumières d'un esthétisme sans faille, "A BITTERSWEET LIFE" va au-delà de la "simple" histoire de vengeance.
"Vengeance", voilà un mot qui fait instantanément penser au triptyque que Park Chan-wook, surtout lorsqu'il s'agit de cinéma coréen, et pourtant... A travers les mésaventures du héro, Sunwoo (joué par Lee Byun-hun - "THREE... EXTREMES", "JSA"...), Kim Jee-woon nous propose le portrait d'un homme qui s'éveille à la vie et à l'amour le jour de sa rencontre avec la petite amie de son patron. L'existence toute entière du fidèle homme de main va soudain prendre un autre sens, basculant de la noirceur du monde du crime à la lumière de la vie du commun des mortels, et ce en total contraste avec la réalité de la situation horrible qu'il est en train de vivre, pourchassé sans relâche par la mafia qui lui a jadis offert pouvoir et protection.
L'évolution du personnage au cours du film est le pivot de cette intrigue, passant du tueur à gage sans pitié dénué de tout sentiment, à un être sensible et vulnérable, qu'il a finalement toujours été au fond de lui-même... Il n'en demeure pas moins prêt à tout pour sauver sa peau, ce qui donne bien sûr lieu à des scènes de combats violentes, mélangées de manière originale à une bonne dose d'humour noir.
Un film d'action classieux et très noir avec un style presque emprunté aux films d'action HK. Superbe !


"LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLE" - 2008
avec Song Kang-ho, Lee Byung-hun, Jung Woo-sung
Les années 30 en Mandchourie. Le cinglé vole une carte au trésor à un haut dignitaire japonais. La brute, tueur à gages réputé, est payé pour la récupérer. Le bon veut en retrouver le détenteur pour empocher la prime.



"J'AI RENCONTRE LE DIABLE" - 2010
avec Lee Byung-hun, Choi Min-sik, Jeon Gook-hwan, Jeon Ho-jin, Oh San-ha, Kim Yoon-seo
Un agent secret recherche le serial killer qui a tué sa fiancée...

>> Critique : Dernier film du réalisateur des très élégants "2 SOURS" et "BITTERSWWET LIFE", "J'AI RENCONTRE LE DIABLE" s'inscrit dans la lignée des thrillers made in Corée du Sud, à l'instar de "OLD BOY", "MEMORIES OF MURDER" ou "THE CHASER" plus récemment.
On y retrouve deux acteurs phares, déjà familiers de ce registre, Lee Byung-hun versus Choi Min-sik, qui cette fois endosse le rôle d'un tueur en série increvable et complètement ravagé. Lire la suite




Palmarès 2011 :

LOTUS DU MEILLEUR FILM | BEST FILM
"ETERNITY" de Sivaroj Kongsakul (Thaïlande)

LOTUS DU JURY | JURY PRIZE
"SKETCHES OF KAITAN CITY" de Kazuyochi Kumakiri (Japon)
"THE JOURNALS OF MUSAN" de Park Jung-bum (Corée du Sud)

LOTUS AIR FRANCE | CRITICS' PRIZE
"COLD FISH" de Sion Sono (Japon)

LOTUS ACTION ASIA | BEST ACTION ASIA FILM
"TRUE LEGEND" de Yuen Woo Ping (Chine)

Remerciements à Public Système Cinéma, ainsi qu'à tout le personnel du festival pour son accueil.
Note de : 6 sur 10
Publiée le
13ème Festival du Film Asiatique de Deauville
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Sharita Termeer - 07/08/2014 à 09:46
# 3

Properly just considered i'd say howdy. Terrific web site Ian.

Sharita Termeer - 07/08/2014 à 07:05
# 2

Properly just considered i'd say howdy. Terrific web site Ian.

Sharita Termeer - 01/08/2014 à 14:46
# 1

Properly just considered i'd say howdy. Terrific web site Ian.

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