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Critique du film Sweet Home

SWEET HOME

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Titre original : Sweet Home
Réalisé par Rafa Martínez
Année : 2015
Pays : Spain | Poland
Durée : 80 min
Note du rédacteur : 3 / 10

L'HISTOIRE

Alicia, une jeune courtière en immobilier, organise un rendez-vous romantique avec son petit ami, Simon, dans un vieil immeuble quasi abandonné. Mais ils ne savent pas que le bailleur de cet immeuble a envoyé un groupe de tueurs afin de se débarrasser de ses derniers locataires. Quand Alicia et Simon les surprennent, les deux amants doivent courir, se cacher et se battre pour réussir à échapper au massacre...

LA CRITIQUE

Contrairement aux apparences, "SWEET HOME" est beaucoup plus proche du survival que du home invasion, mettant en scène les déboires d'un couple qui tente d'échapper à un groupe de tueurs, bien déterminé à le réduire au silence...

Malheureusement, il y a beaucoup à reprocher à ce premier film de Rafa Martinez... Tout d'abord, son côté ultra scolaire et la désagréable impression d'assister à un tutoriel qui explique comment réaliser un survival en 10 leçons. En effet, la narration y est tellement académique, que chaque plan laisse deviner clairement et sans surprise la suite des évènements...
En outre, "SWEET HOME" prend franchement le spectateur pour un idiot. Malgré un postulat relativement intéressant, on assiste quand même à une accumulation de situations ubuesques, défiant toute logique !

Et comme dans tout film espagnol de genre qui se respecte, nous avons aussi droit au sempiternel immeuble comme seul décor (les contraintes d'un tournage dans la ville de Barcelone, et certainement un manque de budget), rappelant moins "REC" que le moyen métrage "A LOUER" de la série "Películas para no dormir", basé sur le même principe.
Clairement influencé par le cinéma de David Fincher, avec une photo à dominante jaunâtre caractéristique – notamment – de "SEVEN", le film rend également hommage au Giallo et au cinéma de Dario Argento, à travers une longue séquence dans un sous-sol, uniquement éclairé par une lumière rouge.

On y retrouvera aussi un côté très "jeux vidéos", avec cette idée de progression d'un niveau à un autre, ainsi qu'un recyclage en bonne et due forme d'une séquence entière du "LEON" de Luc Besson, alors qu'un nettoyeur imposant et mutique est appelé en renfort pour finir le travail... Et au final, un autre constat s'impose : toute une partie de "SWEET HOME" n'est qu'une version cabotine et poussive de "MAMAN J'AI RATE L'AVION", où une équipe de bras cassés se frotte à une héroïne moins godiche que prévu !

Un manque flagrant d'inspiration, auquel s'ajoute un jeu d'acteurs déplorable et zéro surprise... Mais alors, que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Pas grand-chose, hélas, du moins pour le spectateur aguerri en quête d'originalité.
Avec un final aussi prévisible qu'incohérent, "SWEET HOME" ne convainc pas, sauf si on laisse son cerveau au vestiaire... Un film indigeste, vite vu, et surtout, vite oublié !
Note de : 3 sur 10
Publiée le
Sweet Home
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