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Critique du film Cursed

CURSED

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Titre original : Cursed
Réalisé par Wes Craven
Année : 2005
Pays : USA
Durée : 97 min
Note du rédacteur : 2 / 10

L'HISTOIRE

Un loup-garou perdu dans Los Angeles transforme la vie de trois adolescents qui, après avoir été infectés par la bête, apprennent qu'ils doivent tuer le monstre à l'origine de leur mal pour espérer changer leur destin.

LA CRITIQUE

Pendant que les remakes des classiques de l'horreur continuent d'affluer sur les écrans et sur les bureaux des producteurs, il est bon de faire un rapide bilan des réalisateurs desdits classiques : Carpenter n'a rien proposé depuis "GHOSTS OF MARS", si ce n'est l'un des meilleurs épisodes de la série Masters of Horror ("CIGARETTE BURNS", une relecture astucieuse de son "ANTRE DE LA FOLIE"), et le désastreux remake de son "FOG" qu'il a cautionné en tant que producteur. Tobe Hooper, quant à lui, ne parvient que par miracle à sortir un métrage en salles, en toute logique si l'on se fie aux qualités douteuses de "MORTUARY", par exemple.
De leurs côtés, Sam Raimi et George Romero parviennent à livrer des œuvres fortes et personnelles, signes d'une vigueur que l'assagissement ou l'âge n'ont su entamer. Wes Craven est un cas à part, dans la mesure où ses choix ne semblent guider que par l'appât du gain, avec bonheur pour les relectures de ses premiers chefs-d'oeuvre ("LA COLLINE A DES YEUX" et "LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE"), pour sa plus grande honte pour certains projets imbéciles ("LA COLLINE A DES YEUX 2") et ses dernières réalisations, en tête de liste cette horreur de "CURSED", incursion pour le moins maladroite et risible dans le monde la lycanthropie.

Pourtant, en voyant le nom de Kevin Williamson au générique, on aurait dû s'en douter, mais l'envie de voir le père de Freddy Krueger ranimer un genre horrifique en perdition depuis plus d'une décade nous a aveuglé. L'auteur opportuniste et cynique de "SCREAM", "SOUVIENS-TOI...L'ETE DERNIER" et "MRS TINGLE", ne saurait se montrer à la hauteur d'un mythe ancestral bien plus complexe, malgré les apparences, que le slasher et le boogeyman. A l'écriture, "CURSED" est déjà un ratage complet, tant les poncifs, les 'emprunts' ou 'hommages' (litote inventée pour désigner le simple pillage), et autres clins d'œil rigolards à l'adresse du spectateur, s'accumulent au gré de séquences dont la bêtise le dispute à la vacuité. Personne n'est prêt d'oublier ce doigt d'honneur rageur lancé par un loup-garou avec un sens de l'humour aussi léger que du Bigard ou du Wayans. Même les Charlots avaient eu plus de respect pour la cible de leur parodie dans leur combat contre Dracula. Sauf que dans le cas présent, il ne s'agit nullement de détournement, et tout au plus l'humour n'apparaît que dans les moments 'forts', à savoir les attaques de lycans (le sort réservé à la première victime reste savoureux) ; cependant, dans sa tentative de reproduire l'effet de distanciation ironique acquis sur "SCREAM", Williamson se prend les pieds dans le tapis et ne parvient qu'à ridiculiser son sujet, pour preuve ce twist éventé et inintéressant se voulant une attaque contre la soif de célébrité et de pouvoir médiatique (déjà à l'œuvre à travers les personnages de Gale Weathers et "MRS TINGLE").

On l'aura compris, le premier responsable de cette catastrophe se trouve être le scénariste. Et Craven ? Il se contente de faire le strict minimum, travaille sur ses acquis de longues dates pour créer une atmosphère de terreur bien en deçà de tout ce qui a été fait dans le domaine, la comparaison avec "LE LOUP-GAROU DE LONDRES" étant inévitable. Un minimum syndical qui fait illusion dans la première partie, vague resucée de la forme glorieuse et successfull de sa fameuse trilogie, avant de nous faire sombrer dans l'ennui de scènes dialoguées sans intérêt. Jamais chez lui l'horreur n'aura semblé aussi dichotomique d'avec le quotidien, malgré cette tentative infructueuse avec un chien mutant.

Dans ce cimetière d'une certaine idée du cinéma, les acteurs errent comme des âmes en peine : Christina Ricci, en même temps que ses kilos soit-disant superflus, semble avoir perdu le talent dont elle a fait preuve dans des films indépendants et/ou originaux, à des lieues de "CURSED". Le regard hagard, elle apparaît plus effrayée par la direction d'acteurs que de ce à quoi elle est censée être confrontée. Un soupçon de conscience qui nous la rendrait presque sympathique si son rôle n'était pas autant réduit à de la figuration.

On pourra toujours pester contre les Weinstein qui ont, une fois de plus, saccagé une production par de multiples incidents, coupes et remontages. Mais contrairement à d'autres métrages ayant subi la dure loi des Studios, "CURSED", à l'endroit, à l'envers, semble incapable de livrer autre chose que ce sentiment de 'qu'est-ce que je fous là..et puis j'oublie...', si le souvenir de "L'EMPRISE DES TENEBRES", "LE SOUS-SOL DE LA PEUR" et "LES GRIFFES DE LA NUIT", ne nous rappelait pas que Wes Craven savait faire quelque chose d'une caméra. En général, après un tel chaos, on dit quoi ? RIP?
Note de : 2 sur 10
Publiée le
Cursed
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CannibalorCannibalor - 16/09/2010 à 11:44
# 3

Une daube infâme servi par des acteurs pourris réglée par un réalisateur culte mais néanmoi,s nuls ce coup là... Auc chiottes!!

Sa note: 1/10
bugsy - 15/11/2009 à 13:51
# 2

pourii pr mwa ca vaut rien!!

Sa note: 1/10
mushu - 20/03/2008 à 12:04
# 1

Bon film contemporain sur les vampires. Les acteurs certes connus, y sont bons acteurs.

Sa note: 8/10
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