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Critique du film Storm Warning

STORM WARNING

Titre original : Storm Warning
Réalisé par Jamie Blanks
Année : 2008
Pays : Australia
Durée : 82 min
Note du rédacteur : 7 / 10

L'HISTOIRE

Rob et Pia forme un couple de trentenaires franco-australiens que beaucoup envieraient. Passionné de pêche, l'homme propose à sa compagne une excursion à bord de son petit voilier au large des côtes australiennes. Les intempéries ne tarderont pas à se manifester. Le couple décide alors d'aller se réfugier sur une presqu'île. Une vieille ferme s'y tient. Elle est habitée par un père et ses deux jeunes garçons un brin dégénérés et hostiles à la venue d'étrangers sur leur terre. La tempête bat son plein à l'extérieur, il ne ferait pas bon de reprendre le chemin. Le couple s'apprête alors à vivre une nuit de cauchemar. Mais la victime dans tout ça, est-elle vraiment celle que l'on croit...

LA CRITIQUE

Jamie Blanks est un réalisateur connu pour sa participation à la vague post-"SCREAM" avec les films "URBAN LEGEND" et "MORTELLE SAINT VALENTIN". On préférera de loin le premier cité bien qu'au final, Columbia Tristar, pour lequel le film était livré, l'ait amputé de plusieurs scènes gores mais aussi de sexes dont une où la belle Tara Reid s'essaie au kamasutra avec son ami Michael Rosenbaum (Lex Luthor dans "SMALLVILLE") pendant que leur petit chien curieux s'installe au pied de leur lit et savoure tranquillement le doigt d'un de leur camarade fraîchement disparu.

Passé cette expérience hollywoodienne à demi-réussie, Jamie Blanks retourne au pays et s'entoure d'Everett De Roche ("PATRICK", "RAZORBACK", "LONG WEEKEND") avec lequel il décide en 2006 de lancer le projet "STORM WARNING". Troisième production cette fois-ci indépendante pour ce cinéaste qui mérite l'attention puisqu'il tente un come-back par le biais du survival. Le décor est planté dans une petite ville de pêcheurs, un environnement magnifique où chaque plan du film est une ode à l'évasion.

Jamie Blanks prend un grand plaisir à filmer l'idylle du couple, son objectif étant de faire ressentir au spectateur l'exotisme de paysages inconnus. Des territoires calmes et paisibles loin du bruit, et de la civilisation bruyante que nous connaissons tous. Et pourtant, dès la 10ème minute, l'orage gronde, les deux tourtereaux sont contraints de trouver un refuge au plus vite, leur bateau ne démarrant plus. Prétexte servant surtout de mise en situation au déroulement du reste de l'intrigue. A ce sujet, le petit village est bien trop tranquille d'ailleurs. La plupart des habitants et pêcheurs regardaient bêtement le couple s'embarquer sur le voilier au lieu de leur conseiller de rester à terre.

Descendu du voilier, la romance autour des paysages s'estompe, ils découvrent très vite une presqu'île abîmée par l'homme. Un homme mauvais, dégradant comme le témoigne le champ où de vieille taules sont entreposées ici et là. Le couple trouve un sentier et finit par l'emprunter. Quand ils tombent malgré eux sur un règlement de compte. Ils assistent à la mise à mort d'un homme. Le couple pétrifié de peur s'immobilise bien qu'épuiser par l'excursion et l'utilisation des pagaies pour arriver sur cette terre d'exile. Le couple poursuivra son avancée jusqu'à une vieille ferme occupée par une famille de dégénérés dont les deux jeunes se trouvaient sur les lieux du crime. L'orage gronde encore à l'extérieur. Le couple tente de relativiser mais la nuit sera longue, très longue.

Bien que pourvu d'un scénario minimaliste, ce qui intéresse Jamie Blanks est avant tout l'exploitation de décors vierges de civilisation. "STORM WARNING" se révèle efficace dès sa séquence d'ouverture qui privilégie une douceur bienvenue dans cette vague de survival assez brut qui grouille depuis quelques années. Jamie Blanks s'essaie à tout, véritable bourreau des techniques. En plus de la réalisation, l'homme s'occupe du montage et de la composition musicale de son film. Or, il s'avère qu'à la question du montage, le film aurait mérité un meilleur traitement. Il y'a souvent des longueurs liées notamment à des plans inutiles de paysages où le tonnerre s'abat là où nous aurions préféré que le réalisateur passe à l'étape suivante.

Blanks fait preuve de créativité quand le couple se retrouve séquestrer dans une grange. La situation n'est pas sans rappeler un certain "INCIDENT ON AND OFF A MOUNTAIN ROAD" de Don Coscarelli. Nadia Fares ("NID DE GUEPES", "LES RIVIERES POURPRES") qui tient le rôle de Pia expérimente les conseils de survie appris par sa famille. A l'aide de chaînes et d'hameçons, elle confectionne un piège ultra trippant pour tenter de s'échapper à l'emprise de cette famille malsaine. Et à ce sujet, c'est probablement la seule et unique raison de visionner ce "STORM WARNING".

En effet quand le piège trouvera l'appât... attendez-vous à être surpris de son efficacité et de l'incroyable brutalité de la scène. Une mise à mort tout simplement mortel, le cinéaste filme la situation d'une manière assez radicale pourvue d'effets gores assez craspecs quand la victime virevolte à travers la grange. Nadia Fares prenant alors le contrôle de la situation à la manière de la survivante du segment pour les "MAITRES DE L'HORREUR" orchestré par l'homme à la tête de la franchise "PHANTASM".

Un maître très proche de Jamie Blanks puisque ce dernier a été amené à travailler sur le making of de son "BUBBA HO TEP".

John Taylor ("ROGUE", "MATRIX") endosse le rôle du compagnon. Le casting choisit est très bon, notamment dans une séquence où le père de la famille interprété divinement par le démoniaque John Brumpton (il avait déjà officié au côté du cinéaste avec le court "SILENT NUMBER") ordonne à ses deux grands bambins de ne plus lorgner sur la petite culotte de Nadia Fares. L'actrice française est en effet dévêtue du fait des intempéries. On appréciera la carrure de l'actrice quand celle-ci est forcée malgré elle à se cambrer sur le plan de travail de la cuisine par l'un des garçons.

"STORM WARNING" est un film efficace, assez divertissant. Mais souffre toutefois d'un scénario non exemplaire, la faute revenant à sa seconde partie qui laisse un goût de déjà vu. Bien que spectaculaire par une maîtrise du rondement et d'une créativité dans les mises à mort, ce petit film australien se révèle être un bon produit pour les amateurs de séquences assez fortes et de pièges mortuaires. Pinhead d'"HELLRAISER" n'est désormais plus le seul à aussi bien utiliser les chaînes.
Note de : 7 sur 10
Publiée le
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alberto - 24/01/2011 à 13:18
# 1

invraisemblable, incohérent, mal joué mais rigolo tellemnt que c'est naze.
Je me pose des questions sur les gens qui ont vu ce film comme un film serieux.
allez je mets 8/10 en tant que film comique (...).
sinon c'est 2/10 parceque je doute que c'était l'intention du réal de nous faire rire.

Sa note: 2/10
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