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Critique du film Stoker

STOKER

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Titre original : Stoker
Réalisé par Chan-wook Park
Année : 2013
Pays : USA | UK
Durée : 99 min
Note du rédacteur : 9 / 10

L'HISTOIRE

Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l'existence, venir s'installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l'homme d'avoir d'autres motivations que celle de les aider. La méfiance s'installe, mais l'attirance aussi...

LA CRITIQUE

Premier film américain de Park Chan-wook après une trilogie de la vengeance qui l'a fait connaitre à l'international et quelques perles comme "THIRST" et l'extraordinaire "JSA", "STOKER" est également le premier film du réalisateur coréen dont il n'a pas écrit le scénario. Aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est Wentworth Miller, le héros de la série "PRISON BREAK", qui est l'auteur de cette intrigue auréolée de mystère, entre thriller horrifique et drame psychologique. Une histoire tortueuse qu'il a mûrie pendant huit années avant d'être enfin portée à l'écran.

De prime abord, le titre du film, référence volontaire à l'auteur de "Dracula", interroge sur la teneur de ce qui va suivre. Et bien que l'ombre du vampirisme plane constamment sur "STOKER", il n'en est jamais ouvertement question. Ses thématiques sont pourtant pleinement ancrées dans ce récit énigmatique à travers l'initiation à la violence et l'éveil sexuel de l'héroïne, une adolescence tout juste majeure sur le point de découvrir son effrayante nature profonde...
A la manière d'un conte de fée macabre, "STOKER" évoque le passage tumultueux à l'âge adulte de la jeune India, ses conflits avec une mère désespérée et ivre de jalousie à son égard et sa rencontre programmée avec un homme qui va totalement bouleverser son existence.

La transformation de l'adolescente est au cœur du film de Park Chan-wook, qui met en scène un singulier triangle amoureux enveloppé de multiples symboliques œdipiennes. Mia Wasikowska (moyennement convaincante dans l'"ALICE AU PAYS DES MERVEILLES" de Tim Burton) forme un duo implacable avec l'excellent – et inquiétant – Matthew Goode, son oncle à l'écran, devant lequel elle oscille entre attirance et répulsion... tout cela sous les yeux d'une Nicole Kidman à la dérive.
L'atmosphère familiale, de plus en plus pesante, génère un sentiment croissant de malaise chez le spectateur, témoin de l'intensité émotionnelle et psychologique qui s'opère entre les différents protagonistes.

A l'instar d'India, on cherche à dénouer le mystère qui entoure l'oncle Charlie, dans d'élégants décors surannés qui ne sont pas sans rappeler l'esthétique du "TALE OF TWO SISTERS" de Kim Jee-woon. Truffé d'ingénieuses métaphores, "STOKER" se révèle tout aussi efficace sur le fond que sur la forme, évoluant dans un univers sombre et intemporel emprunt d'onirisme, délicatement souligné par la musique de Clint Mansell et de Philip Glass.
œuvre étrange et puissante qu'il faut prendre le temps de digérer, "STOKER" est à la fois captivant et déroutant, laissant libre cours à l'interprétation de chacun tout en imposant un effort de réflexion, ce qui rebutera sans doute les spectateurs en quête de réponses prémâchées...

Note de : 9 sur 10
Publiée le
Stoker
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Oh My GoreOh My Gore - 30/04/2013 à 22:32
# 2

Ben parce qu'elle est co-scénariste :)

CHRIS. - 09/04/2012 à 10:02
# 1

Je croyais que Wentworth Miller était "Le" scénariste, que vient faire Erin Cressida Wilson llà-dedans ?

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