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Critique du film Moth Diaries, The

MOTH DIARIES, THE

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Titre original : The Moth Diaries
Réalisé par Mary Harron
Ecrit par Rachel Klein
Année : 2011
Pays : Canada | Ireland
Durée : 85 min
Note du rédacteur : 5.5 / 10

L'HISTOIRE

Rebecca rentre en classe de première dans un pensionnat de jeunes filles où elle espère oublier le suicide de son père, un poète reconnu. Dès les premiers jours, son amitié avec Lucy est mise à rude épreuve par l'arrivée d'Ernessa, une mystérieuse et très cultivée pensionnaire. Plus Ernessa se rapproche de Lucy, plus cette dernière semble être mal-en-point. En effet, son corps jeune et plein de vitalité laisse peu à peu place à une silhouette pâle et maladive, comme vidée de toute substance vitale.

LA CRITIQUE

Voilà le genre de film, et le film de genre, qui a tout pour (me) plaire : un pitch alléchant, Edward R. Pressman, le légendaire producteur de "PHANTOM OF THE PARADISE", "CONAN" (1982) et "BLUE STEEL" aux manettes et Mary Harron, la réalisatrice du très sous-estimé "AMERICAN PSYCHO", derrière la caméra. Hélas, force est de constater que cette réunion au sommet n'accouche que d'une souris anémiée.

Les actrices sont pourtant stupéfiantes de justesse. De Sarah Bolger, à l'impressionnante Lily Cole ("L'IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS") qu'on dirait sortie d'une pub retouchée de Chris Cunningham, en passant par Sarah Gadon la blondinette US de service (aperçue dans "DREAM HOUSE" et bientôt à l'affiche du "COSMOPOLIS" de David Cronenberg), le casting féminin est parfait. Seul bémol à la distribution, le bellâtre de service Scott Speedman qui campe avec un flegme tout artificiel un caricatural professeur de poésie qui fait chavirer le cœur de ses étudiantes.

Autre bon point : la direction artistique. De la photo très anglaise de Declan Quinn (le chef opérateur attitré de Mike Figgis) aux planchers vernis et aux chemises de nuit brodées plus vrais que nature, tout fleure bon la patine victorienne chère à ce genre de film.

Hélas, mille fois hélas, la mayonnaise ne prend pas. Si "THE MOATH DIARIES" est le prototype même du film que j'aurais aimé adorer, il devient vite évident qu'il ne dépasse jamais l‘ambition d‘un sous "TWILIGHT" ou d'un téléfilm (de luxe certes) de M6. Ce n'est d'ailleurs peut-être pas un hasard si l'on retrouve régulièrement la réalisatrice aux commandes d'épisodes de séries TV comme "THE L WORLD" ou "SIX FEET UNDER".

Mi-film de vampires, mi-film de pensionnat de jeunes filles aux relents vaguement saphiques, le scénario, pourtant écrit par la réalisatrice elle-même (et adapté du roman de Rachel Klein), ne trouve jamais ses marques et bégaie jusqu'à une fin grotesque et parachutée. Il laisse néanmoins entrapercevoir, au détour de quelques trop rares séquences oniriques ou gores, ce que le film aurait pu être. La déception n'en est que plus grande.
Note de : 5.5 sur 10
Publiée le
Moth Diaries, The
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