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Critique du film Blanche Neige Et Le Chasseur

BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR

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Titre original : Snow White And The Huntsman
Réalisé par Rupert Sanders
Année : 2012
Pays : USA
Durée : 127 min
Note du rédacteur : 6.5 / 10

L'HISTOIRE

Dans des temps immémoriaux où la magie, les fées et les nains étaient monnaie courante, naquit un jour l'unique enfant d'un bon roi et de son épouse chérie : une fille aux lèvres rouge sang, à la chevelure noire comme l'ébène et à la peau blanche comme neige. Et voilà précisément où l'histoire que vous croyiez connaître prend fin et où la nouvelle adaptation épique et envoutante de ce célèbre conte des frères Grimm débute. Notre héroïne, dont la beauté vient entacher la suprématie de l'orgueilleuse Reine Ravenna et déclencher son courroux, n'a plus rien d'une damoiselle en détresse, et la cruelle marâtre en quête de jeunesse éternelle ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l'art de la guerre par le chasseur qu'elle avait elle-même envoyé pour la capturer. Alliant leurs forces, Blanche-Neige et le chasseur vont fomenter une rébellion et lever une armée pour reconquérir le royaume de Tabor et libérer son peuple du joug de l'impitoyable Ravenna.

LA CRITIQUE

Enième adaptation du célèbre conte de fée, "BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR" s'éloigne du classique des frères Grimm pour prendre un certain nombre de libertés plus ou moins bienvenues. Tout juste quelques semaines après la comédie "MIRROR MIRROR" de Tarsem Singh, le premier long-métrage de Rupert Sanders s'aventure dans un registre bien plus sombre, qui tire vers une épopée épique dans un contexte fantastique, à mi-chemin entre l'"ALICE AU PAYS DES MERVEILLES" de Tim Burton (l'excentricité en moins) et "LE SEIGNEUR DES ANNEAUX" de Peter Jackson.

Pour incarner la jeune fille au teint blanc comme neige, aux cheveux noirs comme l'ébène et aux lèvres rouges comme le sang, la production a misé sur l'inexpressive Kirsten Stewart, l'égérie des teenagers fans de romance vampirique, qui peinera à s'imposer face au charisme de Charlize Theron. Loin du traditionnel personnage d'adolescente ingénue, cette Blanche Neige-ci – que beaucoup trouveront sans doute un peu fadasse – se muera progressivement en une guerrière façon Jeanne d'Arc, revêtue d'une armure et menant les soldats à la reconquête de son royaume, avec l'aide des 7 nains interprétés par quelques noms connus (Ian McShane, Bob Hoskins, Nick Frost..., pas tous nécessairement reconnaissables au premier coup d'œil) et de Chris Hemswoth, qui, après ses récentes apparitions aux premiers plans dans "AVENGERS" et "CABIN IN THE WOODS", ne pouvait décemment pas n'être relégué qu'au simple rôle du chasseur bienveillant...

Seule la cruelle marâtre reste un tant soit peu fidèle au récit que l'on connait et se verra même apparentée à une sorte de Comtesse Báthory, qui n'hésite pas à user de pouvoirs maléfiques pour rester jeune et belle. Dommage que le scénario n'ait pu s'empêcher de justifier ses actes et sa méchanceté par un passé qui nous est livré sous forme de flash back, lorsque que la seule quête de beauté et d'immortalité semblait amplement suffisante et crédible.
Et c'est justement cette volonté permanente de se démarquer à tout prix des conventions établies par le conte qui plombe le film, dénaturant quelque peu l'essence du matériau d'origine et sombrant parfois même dans le ridicule. Plutôt que de s'employer à broder sur les antécédents des différents protagonistes et d'imaginer de nouveaux enjeux, n'aurait-il pas mieux valu soigner davantage les dialogues – qui, il faut l'avouer, ne volent pas bien haut – et apporter davantage d'intensité émotionnelle aux personnages ?

Bien heureusement, l'univers visuel de "BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR" est suffisamment riche et impressionnant pour apprécier le film. Toutes les images, absolument somptueuses, témoignent du soin apporté aux décors, aux costumes, ainsi qu'aux divers effets visuels. La garde-robe de la reine se montre particulièrement spectaculaire, que les tenues soient ornées de dorures ou de plumes de corbeaux, tandis que les différents tableaux sont tous plus bluffants les uns que les autres, des jardins enneigés du château aux paysages désolés et au sinistre trône du royaume usurpé, avec toutefois la présence d'une forêt féerique – curieusement très influencée par Miyazaki et notamment par "PRINCESSE MONONOKE" – peuplée d'animaux en images de synthèses (moins réussis) et de créatures surnaturelles dont on se serait bien passé...
A côté de toutes ces indéniables qualités esthétiques, les effets spéciaux rivalisent d'efficacité et de fluidité : les apparitions de l'homme miroir, le vieillissement (ou le rajeunissement) accéléré de la reine ou encore ses ablutions dans un bain de lait et ses mutations en nuées de corbeaux... C'est certainement cela que l'on retiendra de "BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR", plus que les défauts scénaristiques et que les nains en érection devant les danses, pourtant peu lascives, de Blanche Neige au coin du feu.
Note de : 6.5 sur 10
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Blanche Neige Et Le Chasseur
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