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Critique du film Zé Do Caixão : Cette nuit je m'incarnerai dans ton cadavre.

ZE DO CAIXAO : CETTE NUIT JE M'INCARNERAI DANS TON CADAVRE.

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Titre original : Esta Noite Encarnarei No Teu Cadaver
Réalisé par José Mojica Marins
Année : 1966
Pays : Brasil
Durée : 107 min
Note du rédacteur : 7.5 / 10

L'HISTOIRE

Alors qu'on le croyait bel et bien mort, Zé ressuscite, recouvre la vue et est de retour dans son village, attendu avec angoisse par les villageois. Ses opinions renforcées par les agissements des villageois, Zé reprend sa quête de la femme parfaite là où il l'avait laissée. Il se met à kidnapper toutes les jeunes filles qu'il peut trouver, et les soumets à une batterie de tortures destinées à les « tester ».
Des six femmes testées une seule réussira, Maria, mais Zé la rejette rapidement quand il constate qu'elle ne prend pas plaisir à la cruauté. Elle rejoindra les autres infortunées dans la fosse aux serpents (d'où est lancée l'incantation du titre...)
Zé trouvera quand même l'âme sœur, en la personne de la fille du colonel. Celle-ci est cruelle, calculatrice, ne croit en rien, et est éperdument amoureuse de lui. Mais, comme dans le premier film, la malédiction lancée par ses victimes reviendra le frapper.

LA CRITIQUE

Suite au succès du premier film, José Mojica Marins s'attèle donc à la réalisation d'une suite.
Ce deuxième film est assez semblable a son prédécesseur. On y retrouve la même atmosphère macabre, la même ambiance étrange et particulière qui faisait le charme du premier film. L'histoire suit elle aussi la même ligne directrice que dans le premier film, mais en multipliant les tortures et les effets gores. A la fin du film Zé sera à nouveaux frappé par la malédiction lancé par ses victimes. Mais cette fois-ci Zé est littéralement emmené aux enfers par le cadavre noirci d'une de ses victimes! Et c'est justement cette scène qui fait toute la force du film : d'abord il est traîné par une forme noire et indistincte absolument terrifiante, puis il se retrouve dans un cimetière où des mains jaillissent des tombes pour l'entraîner sous terre, et là, le pauvre Zé se retrouve dans un enfer aussi original qu'impressionnant.

Le film passe subitement à la couleur, et on se retrouve dans une sorte de grotte éclairée de couleurs vives et saturées, des milliers de hurlements retentissent, des corps gémissants apparaissent et disparaissent, du sang coule des murs, des morceaux humains percent le plafond et le sol. Les couleurs changent selon les salles traversées par Zé , mais sont toujours aussi saturées, les hurlements se succèdent sans discontinuité, des démons cornus torturent les damnés a coups de chaînes, de fouets, et de fourches, on voit des démons tenir en laisse des hommes mal-formés. Au milieu de tout cela se dresse un immense fauteuil entouré de démons et de femmes, sur lequel trône le roi des enfers. La vision s'achève quand Zé constate que c'est lui-même qui siège sur le trône des enfers !
Après cette scène dantesque (le mot est faible.) le film revient au noir et blanc et s'achève par la mort de l'infâme Zé dans un marécage.

Un deuxième volume très artistique donc, avec des décors de studio très travaillés, malgré les difficultés financières. (Le film a été entièrement tourné dans une synagogue abandonnée que Marins transforma en studio : Dans un espace dépassant à peine les 50 mètres carrés, il fait construire une forêt, un lac et un cimetière !)
Les critiques furent très sensibles à cet aspect artistique du film, et saluèrent la vision très personnelle de l'enfer qu'a José Mojica Marins : à la fois coloré et enneigé, l'enfer de Marins se situe très loin des représentations classiques de flammes et de marmites dans lesquelles on enfourne les damnés !

Par contre la censure ne vit pas le film de cet œil là, et la séquence des enfers fut coupée de moitié lors de la sortie du film.
En plus des difficultés avec la censure et des problèmes pécuniaires, Marins doit faire face à des actrices récalcitrantes à voir leur épiderme parcouru par des araignées et des serpents. Ainsi, suite au départ précipité d'une des actrices, Marins décide de saouler purement et simplement les autres actrices afin de pouvoir tourner cette fameuse scène! Dans une autre scène, estimant que les cris de son actrice n'étaient pas assez convaincants, il n'hésite pas à se servir de tenailles pour obtenir l'effet escompté!

"CETTE NUIT JE M'INCARNERAIS DANS TON CADAVRE" est donc relativement semblable au premier volet des aventures de Zé. Mais José Mojica Marins arrive sans peine à y rajouter des éléments originaux (notamment l'enfer onirique) qui font de cette séquelle un horrible chef d'œuvre qui égale sans peine le premier film.
Note de : 7.5 sur 10
Publiée le
Zé Do Caixão : Cette nuit je m'incarnerai dans ton cadavre.
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ManiakManiak - 30/01/2008 à 15:50
# 1

Excellent film d'horreur brésilien, à la fois gothique et psychédélique!
La scène de l'enfer est particulièrement géniale!

Sa note: 7/10
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