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Critique du film Time Out

TIME OUT

Titre original : In Time
Réalisé par Andrew Niccol
Ecrit par Andrew Niccol
Année : 2011
Pays : USA
Durée : 109 min
Note du rédacteur : 5 / 10

L'HISTOIRE

Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé l'argent. Génétiquement modifiés, les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais à partir de cet âge, il faut "gagner" du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l'éternité, accumulent le temps par dizaines d'années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d'échapper à la mort. Un homme, accusé à tort de meurtre, prend la fuite avec une otage qui deviendra son alliée. Plus que jamais, chaque minute compte.

LA CRITIQUE

Au regard de la filmographie d'Andrew Niccol ("BIENVENUE A GATTACA", "THE TRUMAN SHOW", "LORD OF WAR"...), il était légitime de fonder de grands espoirs sur "TIME OUT", son tout dernier long-métrage. Malgré quelques réserves devant le casting composé de Justin Timberlake et Amanda Seyfried dans les rôles principaux, le concept du « temps qui a remplacé l'argent » suscite la curiosité et réserve même de bonnes surprises.

Dans une société où le processus de vieillissement s'arrête à l'âge de 25 ans, la jeunesse physique a pour conséquence l'uniformisation des individus, pour lesquels rides et cheveux blancs n'existent plus.
La première partie du film dresse le tableau d'un futur plus inquiétant qu'idyllique, au sein duquel le simple fait d'exister est devenu une véritable course contre la montre (et contre la mort). On travaille pour vivre une journée de plus, on meurt en pleine rue dans l'indifférence générale, alors que notre bras, une fois activé, affiche le compte à rebours du temps qu'il nous reste à vivre, tel un portefeuille ouvert attisant les convoitises des gangs locaux qui contrôlent les quartiers les plus défavorisés.
Au départ, l'idée est séduisante, d'autant qu'on y perçoit le type de critique sociale affectionnée par le réalisateur et scénariste. On découvrira d'un œil amusé les relations mère-fils qu'entretiennent Olivia Wilde et Justin Timberlake, égaux devant la jeunesse éternelle du corps, au même titre que les inégalités sociales générées par un tel système, ainsi scindé en « zones de temps » de façon à séparer soigneusement les plus fortunés des plus démunis, forcés, eux, de vivre au jour le jour sans savoir de quoi demain sera fait.

Malheureusement, une fois la présentation du contexte terminée, "TIME OUT" se mue en un vulgaire film d'action teinté d'une romance entre un habitant des ghettos et une riche héritière, qui vont jouer les Robins des Bois modernes afin de renverser le système établi.
A partir de là, le thème social se met en retrait et les idées intéressantes sont étouffées au profit de courses poursuites, gunfights et cascades, dans un futur (ou une réalité alternative ?) qui n'a finalement de science-fictionnel que ses prouesses génétiques, ainsi que les nouvelles technologiques permettant les échanges de temps.
D'autre part, le contraste entre le monde des riches − artificiel et ennuyeux − et celui des pauvres − populaire et mouvementé − paraît un peu trop convenu, tout comme le sens aigu du mélodrame qui accompagne certaines scènes ou encore le refrain suranné du faux coupable pris en chasse par les autorités...

"TIME OUT" amorce des réflexions sans aller jusqu'au bout, quand d'autres questionnements restent invariablement en suspens : le désir d'immortalité, l'absence de séniors, la genèse et les raisons de cette évolution... Tout un potentiel non exploité, dommage...
Note de : 5 sur 10
Publiée le
Time Out
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