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Critique du film Tarantula

TARANTULA

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Titre original : Tarantula
Réalisé par Jack Arnold
Année : 1955
Pays : USA
Durée : 80 min
Note du rédacteur : 5 / 10

L'HISTOIRE

Dans un laboratoire isolé, le Professeur Gerald Deemer travaille sur un nutriment qui permettrait de soulager la famine que menace de provoquer l'accroissement de population. Ses expérimentations ont abouti à certains résultats ; mais au prix de sérieux déboires. Un jour qu'il s'est absenté, deux de ses collègues s'injectent le nutriment, avec des conséquences effroyables les conduisant progressivement à la mort par ce qui semble être l'acromégalie. L'un des deux meurt, tandis que l'autre attaque le professeur et lui injecte le produit avant de mourir. Pendant leur combat, une mygale géante qui a elle aussi reçu une injection s'évade de sa cage. Dès lors, elle ne cesse de grandir, et s'en prend aussi bien au bétail qu'aux humains.

LA CRITIQUE

Une rapide recherche sur Google nous indique que "TARANTULA" est une importante entreprise de service américaine, un film réalisé par Jack Arnold, et également le nom d'un clavier pour Gamer Averti. C'est bien du film de Jack Arnold dont il sera question dans la suite de cet article.
Avec un titre pareil le long métrage produit par Universal en 1955 ne pouvait que prétendre à la prospérité. "TARANTULA", c'est la promesse de tout un programme illustré à travers l'affiche du film ; Destruction, méchante Bébêtes et Sexy girl. Du cinéma d'exploitation à l'état brut.

Néanmoins malgré ce cocktails détonnant et très souvent efficace (PIRANHA 3D nouvel étalon du genre), "TARANTULA" reste gentiment ennuyeux. Le récit pourtant bien tenu manque de profondeur, à l'image de ce scientifique démiurge bien fade comparé aux rôles qu'on pu incarner Bela Lugosi ou encore Vincent Price. Très vite un sentiment de déjà vu s'installe, que l'action peu présente à bien du mal à atténuer.
A cela s'ajoute le manichéisme de l'ensemble et la lourdeur d'un propos dicté par le poids de la religion. Les fauteurs de trouble seront punis sans possibilité de rédemption et l'armée américaine viendra régler à coup de napalm un problème dont on sait qu'il refera surface.
Il y a donc d'une part la volonté de condamner toute recherche scientifique susceptible de bouleverser l'ordre divin du monde (L'animal > L'homme > Dieu) et d'autre part la démonstration ostentatoire de la puissance militaire américaine.

Reste une réalisation extrêmement efficace qui offre de très beaux moments de mise en scène. Jack Arnold impose sa maitrise technique comme un enjeu de cinéma à part entière. L'arachnophobie est avant tout le moteur du film et la principale raison de son succès. La technique de surimpression permet de faire tourner à plein régime ce sentiment de peur et d'effroi. Néanmoins, et malgré quelques passages réussis, cette technique témoigne de limite incontestable. La tarentule matérialise une peur phobique trop réelle et ne parvient pas à intégrer pleinement l'action du récit, au contraire d'une technique de Stop-Motion permettant une réelle interactivité (Le syndrome King Kong, vendu par l'affiche du film).

La rencontre tant attendue entre l'homme et l'animal semble ainsi ne jamais avoir lieu. A l'image de ces effets spéciaux trop propres, l'action du personnage principal n'est à aucun moment remise en cause et celui-ci n'est même jamais véritablement mit en danger. Cette logique renvoie à celle d'une Amérique qui refuse le doute. L'araignée, menace suprême pour la propreté des foyers de l'American Way of Life, est ici allié au gigantisme pour appuyer aux yeux du monde la superpuissance du continent Américain, à la fois dans sa maitrise du spectacle mais également dans sa capacité à anéantir l'ennemi.
Note de : 5 sur 10
Publiée le
Tarantula
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Bomec13 - 21/01/2011 à 22:20
# 1

Un p'tit films a regarder les jours pluvieux.

Sa note: 5/10
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