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Critique du film Slaughtered Vomit Dolls

SLAUGHTERED VOMIT DOLLS

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Titre original : Slaughtered Vomit Dolls
Réalisé par Lucifer Valentine
Année : 2006
Pays : Canada
Durée : 70 min
Note du rédacteur : 2 / 10

L'HISTOIRE

Une ex-callgirl et prostituée anorexique passe un pacte avec le démon.

LA CRITIQUE

Euh... ouais au fait, c'est quoi le vomit-gore ? Je dois avouer que ce genre de curiosité malsaine (et ma foi fort compréhensible de la part d'un amateur de cinoche extrême) n'est pas pour rien dans le fait que j'eusse accepté de rédiger cette critique. Le genre de pulsion qui vous pousse à débusquer aux quatre coins du mondes les objets filmiques les plus improbables afin de pouvoir affirmer sans rougir : « J'ai vu le film le plus zarb de la planète ». D'autant plus qu'à l'aune de ce qui se dit dans le petit milieu du gore – auprès duquel Lucifer Valentine a exercé une campagne de communication aussi obstinée qu'efficace (faites un petit tour sur le Web spécialisé anglo-saxon) – le film a tout pour devenir culte.
C'est donc avec fébrilité qu'on entame la vision de "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS". Et pour être zarb, ce film l'est : vous pouvez maintenant frimer dans les salons branchés sans risque de ridicule, vous en avez dans le coffre. Le spectateur pourra au moins retenir cela. Mais pour le critique, commence le dilemme.

En effet, le film est nul. Bel et bien nul.

Le critique est gêné. Il n'aime pas trop taper sur les petits réals underground qui osent. Il craint aussi que sa critique soit mal comprise.
Mais il faut dire ce qui est. L'ambition affichée de "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" n'est pas la même que celle de films comme, au hasard, "JESUS CHRIST VAMPIRE HUNTER" (film bien cheap et d'un intérêt plus que limité, mais qu'on regarde avec un oeil attendri par tant de bonne volonté). De manière évidente, ce film fait preuve d'un travail sur l'image, la structure, etc. (encore faudrait-il que cela soit fait avec talent, mais là n'est pour l'instant pas le sujet) et dispose d'un budget certes serré mais néanmoins important (entre 100 000 $ et 1 000 000 $ d'après le réalisateur) qui le disqualifie de la catégorie « naveton cheapos à critiquer avec condescendance ». Je me permettrait donc de critiquer ce film en tant que film, et non comme une curiosité d'amateur, ce qui est à mon sens le moindre des respects.
N'allez pas croire non plus que le dégoût causé par ce film soit à l'origine de cette mauvaise critique. Tout comme ce n'est pas parce qu'un film est crade qu'il est bon, ce n'est pas pour cela qu'il est mauvais. Donc, de grâce, gardez pour vous les arguments du genre « ce film est trop extrême pour toi ». Je dirais même (je développerai plus loin) que ce film n'est pas si gerbant que ça et que, pour ma part, il m'a bien moins retourné le bide que d'autres films, pour certains mêmes relevant du cinéma « traditionnel » (i.e. non gore).
Désolé pour ces longs préliminaires, mais il me fallait mettre les choses à plat avant d'entamer les choses sérieuses.

Commençons par le commencement : quid du vomi ?
Alors qu'on nous annonce fièrement la naissance d'un nouveau genre, je mobilise ma mémoire dans le but de trouver des précédents. Il est certain que le vomi a depuis longtemps sa place dans le cinéma gore, ne serait-ce parce que zombies, serial-killers et autres réjouissances mettent à rude épreuve l'estomac des protagonistes. Certains films en ont même fait un élément central de certaines scènes : je pense en vrac à "964 PINOCCHIO" de Shojin Fukui (dans lequel l'héroïne parcours les couloirs du métro en vomissant pendant plusieurs minutes bien plus qu'un estomac ne peut décemment contenir avant de se vautrer dedans) ou aux scènes de torture au vomi dans "AUGUST UNDERGROUND'S MORDUM" de Fred Vogel. Mais force est de constater qu'à ma connaissance "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" est le premier film dont le propos (ou la campagne de communication, au choix) est principalement axé sur le vomi ; ou du moins le premier à tenter d'institutionnaliser et de baptiser un tel genre.
Et ça donne quoi ? Malheureusement, mis à part le fait que la fille soit boulimique-anorexique, il n'y a aucune justification à toutes ces explosions de gerbe. Les types s'y mettent simplement les doigts (parfois ceux d'un bras tranché à la scie : rigolo) dans la gorge et dégobillent allègrement. Juste comme ça. Mention spéciale à la fille énucléée qui ne trouve pas de chose plus intelligente à faire que de mettre la main dans la gueule et de se forcer à vomir (c'est ce que l'on ferait tous si par hasard un psychopathe nous arrachait les yeux, n'est-ce pas ?). Alors s'il est évident que Lucifer Valentine trouve quelque plaisir à étaler du vomi devant la caméra, il est surtout évident qu'il ne savait pas trop comment l'amener de façon un temps soit peu subtile (voir même à la rigueur justifiée), et peut être même qu'il s'en foute bien ; que le but ne soit que de vomir à droite et à gauche en toute liberté. Mais dans ce cas, attaquer le sujet de manière frontale et ne pas le travestir en pseudo film arty.

Evitons cependant toute espèce de mauvaise foi ; "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" se veut extrême et il l'est. Ça saigne, ça tranche, ça découpe, ça dégobille, ça gicle. Mais cela est-il en quoi que ce soit gage de qualité ? En aucun cas, mais on aurait tout de même espérer qu'une telle accumulation d'immondices provoque ne serait-ce qu'une réaction viscérale de dégoût chez le spectateur. Mais ça se saurait, le ressentir du spectateur n'est pas affaire de quantité mais de qualité (truisme, mais il est parfois nécessaire de rappeler les plus plates évidences), de sa mise en condition. Car on dira ce que l'on voudra, malgré sa bizarrerie et son jusqu'au-boutisme, "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" n'est que rarement dérangeant. On peut se demander pour quelle raison.
Peut être simplement que le spectateur, lassé de tant de futilité, n'en ait à ce stade plus grand chose à foutre. Mais une telle explication serait trop facile, une façon un peu rapide d'éluder le problème, à savoir le caractère systématiquement démonstratif de "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" et sa totale absence de dimension narrative. Ce film est un catalogue de vomissures, de tortures et de femmes à poil non seulement sans grand fil directeur, mais surtout sans enchaînement cinématographiquement pertinent, Lucifer Valentine se contentant de juxtaposer tout cela sans grande cohérence.

Rendons ensuite à César se qui revient à César : mise à part peut-être la scène d'énucléation, trop « polystyrène » à mon goût (revoyez "DEVIL'S EXPERIMENTS" comme ça pour voir), les effets spéciaux gore brillent par la qualité de leur réalisation. Peut-être le seul point positif du film d'ailleurs. On assiste entre autres à un sciage de bras bien sadique et à un découpage de boite crânienne pas mal foutu du tout. On regrettera encore une fois le montage trop syncopé qui profite de ses effets clipesques pour en montrer moins.

Mais il est peut-être temps de mettre les mains dans le cambouis et de passer aux choses qui fâchent.

Que ce soit clair une bonne fois pour toutes, cinématographiquement parlant "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" tient plus de la bouillie que d'autre chose. Ceci pour plusieurs raisons.
En premier lieu pour des raisons bêtement « techniques » : la mise en scène fleure bon le n'importe quoi, dans le mauvais sens du terme. Tout y passe, très gros plans montés ultra-cut où on voit donc que dalle, zoom/dézoom à vous faire péter les yeux, traficotage bourrin des voix à grand coup de reverb pour faire « démoniaque caverneux »,... le tout donne vraiment l'impression d'avoir été filmé avec un vibromasseur. Pire que ça, à trop bouger dans tous les sens, à trop couper toutes les demi-secondes, Lucifer Valentine sabote l'effet qu'auraient pu donner ses excellents SFX et on se retrouve avec la complète panoplie du « je fais du cinoche expérimental mais je m'y prend comme un manche », dans tout ce que ce genre de démarche peut avoir de gratuit et d'inintéressant.

Plus grave, "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" est, comme j'ai pu l'affirmer plus haut, strictement dépourvu de propos narratif. Je ne parle pas tant d'histoire. Il y en a une, si mince soit-elle, et de toute façon un film n'a pas forcement à raconter une histoire. Il doit cependant disposer d'une narration, un fil cinématographique directeur, en quelque sorte la colonne vertébrale du film (on peut bien sûr en imaginer plusieurs en parallèles, mais là n'est pas le propos), ce qui le fait tenir la route et fait du film autre chose qu'un vain déballage d'atrocités. Mais on assiste pêle-mêle à une fille qui parle à la caméra, la même qui fait un strip-tease, des meurtres, tortures et vomissures sans grande relation avec le reste,... le montage a dû être effectué par un macaque bourré, c'est pas possible. On leur saura quand même gré de varier les substances régurgitées : vomi traditionnel, bile, glaire, merde (??? – un truc qui ressemble en tout cas), sang, etc., mais on ne peut s'empêcher de trouver l'ensemble foutrement lent, répétitif et, osons le mot, vraiment chiant.
Histoire d'être tout à fait honnête, je dois reconnaître que la dernière scène trouve (enfin) cette dimension narrative tant attendue (en fait non, à cet instant j'avais arrêté d'attendre autre chose que la fin de ce calvaire) et se trouve ma foi pas mal fichue. Quatre ou cinq minutes sur soixante-dix, j'en espérais pas tant.

Au delà du fait d'agacer péniblement celui pour qui la mise en scène n'est pas une séance de branlette et la narration pas qu'un gadget, ce gros foutraque à pour effet de rendre "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" bien moins extrême et violent qu'il ne l'est sur le papier. Pourtant, y avait de quoi faire : énucléation, amputation à la scie égoïne, décalottage crânien au taille-haie suivit de dégustation (et régurgitation) de cervelle, sans compter les trips spéciaux du genre « je dégueule je bois mon vomi je redégueule ». Mais comme dit plus haut, le grand n'importe quoi de la mise en scène désamorce totalement la force des images. On a parfois l'impression de se trouver devant une sorte de vidéo-clip arty-gore, mais jamais on n'est pris au ventre, saisis par l'ambiance et la violence des scènes décrites. Ainsi, un film pourtant « classique » comme "L'ILE" de Kim Ki-Duk m'a bien d'avantage retourné l'estomac que "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS". Peut-être parce qu'au lieu de se la péter à faire trembler sa caméra, Kim s'est soucié de l'ambiance, du cadre, de la narration des scènes, etc., en gros de tout ce qui fait qu'un film n'usurpe pas ce nom, tout ce qui fait qu'on le ressent dans notre chair, avec les tripes. Dans le cas de "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS", tout au plus un certain dégoût peut découler du légitime ras-le-bol provoqué par un tel je-m'en-foutisme. Mais à ce rythme là, laissez moi vous dire que monté de la sorte même un épisode des Bisounours vous met l'estomac au bord des lèvres ; pas la peine d'éclabousser les murs.

Mais ce que je reprocherais le plus à "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" est son érotisme putassier et mal torché. Pas que je soit contre quelque connotation sexuelle, mais excusez moi, la pouffiasse à poil vautrée sur le carrelage qui se relève les jambes écartées et la cramouille épilée face caméra, je considère que c'est tout juste bon pour les gros boeufs sans autre outil de réflexion critique que leur bite. Au delà de ces quelques sexes féminins exposés sans grande justification ni inspiration, notons les séances de strip-tease – justifiés eux, la fille étant une ancienne call-girl ; mais bien trop appuyés pour être honnêtes – et quelques plans insistant sur les anatomies des actrices. Ce n'est encore une fois l'érotisme qui dérange que la façon putassière avec laquelle il est exposé. D'autant plus que le gore s'accommode fort bien d'une pointe d'érotisme chez qui sait s'y prendre. Un petit exemple avec la prestation de Mari Somei dans "MERMAID IN THE MANHOLE", terriblement malsaine et érotique, sans pour autant qu'elle ait à prendre des poses suggestive et à montrer son sexe.
En fait, tout ceci serait moins gênant si on n'avait pas l'insupportable impression de se trouver devant du Richard Kern mal digéré, dont on n'a retenu que les primes apparences. Mais regardez par exemple "SUBMIT TO ME NOW" (le choix de ce film n'est pas tout à fait innocent, il s'agit du parfait exemple de réunion (réussie) d'érotisme et de gore), il ne s'agit pas d'un simple étalage bordélique de scènes érotiques et gore. On peut distinguer une narration, du moins une trame, un développement cinématographiquement cohérent, dans cette escalade, cette gradation de la violence qui fait passer le film de l'érotisme léger (et horripilant cinématographiquement parlant) à des pratiques plus sophistiquées et violentes : SM, automutilation, torture,... De plus on peut noter chez Richard Kern une attention particulière accordée au cadre, ce qui n'a rien d'étonnant quand on connaît sa carrière de photographe.
Pourquoi cette petite digression à propos de Kern ? Pour la simple et bonne raison que, s'il s'en inspire (ou du moins le laisse penser), Lucifer Valentine n'en conserve que l'apparence triviale. Contrairement au travaux de Kern (et Dieu sait s'il ne sont pas parfaits !) "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" est un monument de gratuité, sans aucun fil narratif qui ferait passer la pilule de son exhibitionnisme sans saveur.
De ce fait, il est très facile de voir en "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" un film porno-gore émétophile (et oui, même en lisant des critiques de cinoche gore on apprend de nouveaux mots : un émétophile est une personne sexuellement excitée par le vomi). Lucifer Valentine n'a d'ailleurs jamais caché ses penchants (cf. ses interviews) – et ma foi si c'est son truc je ne vois pas grand chose à y redire – et peut être que ceux les partageant trouveront quelque intérêt à ce genre particulier de film de boules. Je regrette simplement (encore une fois), la totale absence de justification et d'enjeu narratif, ce qui – pardonnez moi l'expression –accentue d'autant plus l'impression que ce film n'est qu'une longue branlette d'une heure dix.

Et finalement, il en reste quoi ?

Lucifer Valentine n'a d'autre ambition que de choquer. Il y réussit bêtement.

Mais peut-être un jour comprendra-t-il que la subversion limitée à sa portion congrue de provocation gratuite ne mène pas bien loin, voir même nulle part. Et que si toutefois il avait quelque idée à défendre elle serait aussitôt discréditée par sa pitoyable démonstration. Mais si après tout il ne s'adresse qu'à des adolescents attardés tout juste capables de hurler « fuck the system » sans la moindre once de réflexion, pourquoi pas ? Car la révolte de Lucifer Valentine n'a pas plus de profondeur que cela.

Idem de son soi-disant satanisme. Sans remettre en cause ses convictions, peut être devrait-il y voir autre chose que le stéréotype du pacte avec le démon (dont l'existence est par ailleurs remise en cause par le satanisme moderne d'Anton LaVey, fondateur de l'Eglise de Satan). On me dira que c'est là un archétype du cinéma d'horreur et fantastique (comme de la littérature, de la peinture et de l'art en général), mais excusez moi d'avoir espéré de quelqu'un se déclarant sataniste qu'il en fasse justement autre chose que le classique freak égorgeur de chèvres (on égorge pas de chèvre dans "SVD", mais vous me pardonnerez l'image) que véhiculent les média sans la moindre connaissance du sujet. Ainsi, au lieu de faire du satanisme ce qu'il devrait véritablement être, à savoir une philosophie d'affirmation de l'individu, de son indépendance de pensée et d'existence, Lucifer Valentine vomit (désolé, c'était trop tentant) sa doctrine moyenâgeuse de bazar, ses archétypes et ses clichés, dans le seul but de provoquer gratuitement dans un vain et pitoyable élan de révolte post-adolescente.

A la vision de "SLAUGHTERED VOMIT DOLLS", les probables influences de Lucifer Valentine nous traversent l'esprit : "AUGUST UNDERGROUND'S MORDUM" de Fred Vogel pour l'ambiance crue et le vomi, "SUBCONSCIOUS CRUELTY" de Karim Hussain pour le coté « art contemporain expérimental », "GUINEA PIG" bien entendu (mais qui dans le cinéma gore n'est pas influencé par ces films ?), les films de Richard Kern, etc. Mais si toutes ces influences sont loin d'être honteuses (voir même franchement recommandables pour certaines) on ne peut pas vraiment dire que Lucifer Valentine les ait bien assimilées ni même n'en propose une honnête resucée : ce qui frappe d'emblée serait plutôt la totale gratuité et la complaisance inutile de la démarche, la cruelle absence de dimension narrative, la mise en scène et le montage aléatoires, la transgression de façade et une immonde tendance à se vautrer dans l'érotisme bas de gamme.

"SLAUGHTERED VOMIT DOLLS" n'est au final qu'une vaste imposture entièrement fondée sur du vide. Et ça tombe bien, c'est tout ce qu'il se contente de brasser.

Un film aussi prétentieux qu'irregardable.
Note de : 2 sur 10
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Slaughtered Vomit Dolls
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VingtCinqG - 17/04/2011 à 05:00
# 2

JE VEUT LE VOIRE !

Sa note: 10/10
ArgentoCorpse - 28/12/2007 à 03:04
# 1

Comment peux-ton écrire un tel roman sur une merde pareille ?

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