pixel
Retour à l'accueil > Critiques >

Critique du film Monsters

MONSTERS

FICHE | CRITIQUE(S) | PHOTOS (22) | NEWS (5) | DVDS | VIDEOS (11)
Titre original : Monsters
Réalisé par Gareth Edwards
Ecrit par Gareth Edwards
Année : 2010
Pays : UK
Durée : 94 min
Note du rédacteur : 6 / 10

L'HISTOIRE

Une sonde de la NASA s'écrase dans la jungle mexicaine, libérant sur terre des particules d'une forme de vie extra-terrestre. Six ans plus tard, le Mexique et le Costa-Rica sont devenus des zones de guerre désertées par les populations locales, mises en quarantaine et peuplées de créatures monstrueuses. Un photographe est chargé d'escorter une jeune femme à travers cette zone dévastée. Seuls sur la route, ils vont tenter de rejoindre la frontière américaine...

LA CRITIQUE

Alors que tout, et en particulier les affiches, laissaient présager un film à la "DISTRICT 9" assaisonné d'un zeste de "CLOVERFIELD" et d'une toute petite pointe de "THE MIST", force est de constater qu'hormis le côté docu-fiction et la présence d'extraterrestres dans une zone de quarantaine, "MONSTERS" adopte une toute autre approche.
Un texte d'intro plante le décor. L'existence de créatures extraterrestres est avérée, de même que leur présence sur terre depuis plusieurs années, confinées dans un territoire contrôlé par l'armée.
Et c'est dans ce contexte qu'Andrew, photographe, se voit confier la sécurité de Sam, la fille de son patron Mr Wynden. Contraints de traverser la zone « infectée » pour rejoindre les USA, ils vont devoir faire face à de multiples dangers, mais de leur périple naitra bien plus qu'une simple rencontre de voyage...

Vraisemblablement doté d'un budget beaucoup plus consistant que les 15 000 dollars de la rumeur, "MONSTERS" est le tout premier long métrage de Gareth Edwards. Avec son aspect documentaire / reportage de guerre, le film nous immerge dans une atmosphère de désolation à travers le road trip de ses protagonistes. Un genre de Pékin Express périlleux et inquiétant dans de magnifiques paysages naturels en pleine jungle mexicaine, qui portent néanmoins les stigmates des bombardements et des attaques (ou réflexes de défense) des monstres.
Des lumières des tirs nocturnes à la découverte de carcasses de véhicules ou d'immeubles et infrastructures en ruines, les moteurs d'hélicos se mêlent à la très belle bande originale mélancolique, conférant un sentiment de réalisme saisissant.

De même que la corruption ambiante et les inégalités sociales devant le danger, laissent un goût amer, les créatures parquées en dehors des Etats-Unis marquent clairement un parallèle avec la politique d'immigration américaine envers l'état mexicain, qui de surcroît est sacrifié pour servir de zone de quarantaine.
Se pose également la question de l'éthique dans les médias, notamment via le métier du héros masculin, qui gagne sa vie du malheur et des tragédies, alors que toutes les télévisions retransmettent les affrontements armés dans une sorte d'indifférence générale.
Au fil de ses photos, c'est l'évolution des personnages et de leur relation qui est dépeinte (à noter que Scoot McNairym et Whitney Able forment un vrai couple dans la vie), à mesure de leurs rencontres avec les autochtones, dans les villages pauvres ou sur les routes, ainsi qu'avec les fameuses créatures à l'apparence de pieuvres géantes et luminescentes qui se montrent particulièrement touchantes et attentionnées les unes avec les autres lors d'un joli ballet amoureux.

Reste qu'avec un tel titre, on s'attendait forcément à une ribambelle de « monstres », qui ne sont finalement que très peu présents à l'écran, d'où la principale déception, surtout pour ceux qui pensaient assister à un film d'aventures science-fictionnelles rythmé.
Note de : 6 sur 10
Publiée le
Monsters
MonstersMonstersMonstersMonsters

- VOS COMMENTAIRES (ancienne version pour ceux qui n'ont pas de compte Facebook) -

Attention, vous laissez des commentaires sur le film et non sur la critique ou le site.
Tout commentaire injurieux, raciste ou déplacé sera supprimé par la rédaction.
marvin - 12/12/2010 à 11:26
# 1

Très belle photo et bon acteurs ...Mais passes ton chemin si tu crois que tu va voir un filmde monstres , on est très loin de district 9 et Cloverfield ;en fait non : ya des "calamars" comme dans district 9 et ils sont plutot gros comme le monstre de cloverfield a part ça je vois pas le rapport ...(même pas sexuel).
Il s'agit d'une histoire d'amour ! Joli tour de force quand même !

Sa note: 5/10
Laissez votre commentaire
Nom / Pseudo :
Email :
Site Web :
Commentaire :
5 + 3 = ?

Cette page a été vue 3197 fois.