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Critique du film Milocrorze

MILOCRORZE

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Titre original : Mirokurôze
Réalisé par Yoshimasa Ishibashi
Année : 2011
Pays : Japon
Durée : 100 min
Note du rédacteur : 7 / 10

L'HISTOIRE

A travers trois histoires, Milocrorze nous présente différentes visions de l'amour : Ovreneli Vreneligare, au look très enfantin, est follement amoureux de la belle Milocrorze. Kumagai Besson est, lui, une sorte de conseiller matrimonial, chargé de secouer les puces de jeunes mâles paumés. Enfin, le ronin Tamon cherche la belle Yuri, kidnappée plus tôt sous ses yeux.

LA CRITIQUE

Présenté en première européenne au 29ème BIFFF - où il a été comparé bien excessivement à "SYMBOL" de Hitoshi Matsumoto - "MILOCRORZE" est le genre de film pendant lequel on se tourne vers son voisin pour lui glisser « Putain, c'est du grand n'importe quoi ! ».

Le premier sketch nous présente un petit gamin affublé d'une superbe coupe au bol rousse et d'un nom imprononçable - Ovreneli Vreneligare - dans un décor qui ferait passer les créateurs du pays de Candy pour de grands dépressifs.
Tout n'est pas gai dans cet univers acidulé puisque notre jeune héros se fait lâchement abandonner par sa belle. Pour vous donner un exemple des trouvailles décalées du réal', Ovreneli décide de porter un couvercle sur son pull jacquard vert pomme où se trouvait il n'y a pas si longtemps son petit cœur...

On quitte cette atmosphère manga pleine d'innocence pour se retrouver dans une sorte de comédie musicale sous acide. On nous raconte alors les méthodes plutôt radicales de Kumagai Besson, spécialiste de l'amour. Très arrogant vis-à-vis des jeunes transis d'amour qui le sollicitent, il surgit toujours sur fond de musique forte, accompagné de jeunes femmes en petites tenues. (D'ailleurs, ce gimmick est la seule chose qui permet de comparer "MILOCRORZE" et "SYMBOL" , avec bien sûr leur côté délirant.)

Si les deux premières « histoires » sont agréables à regarder grâce à leur folie visuelle, le troisième sketch va être un peu plus laborieux. On quitte le Japon moderne pour se retrouver parmi les samurais et les ronins, où l'un d'eux, Tamon, va parcourir bordels et maisons de jeux pour retrouver sa chère Yuri. Parmi l'étalage de jolies filles et de combats bien sanglants, le réalisateur insère un côté plus sérieux à cette partie de l'histoire, qui détonne carrément avec le côté foldingue de l'ensemble du film. Il ne va pas jusqu'à casser l'ambiance générale, mais il se prend tellement au jeu du Chambara que les combats au ralenti et la fin tragique de notre héros durent des plombes pour le spectateur...
Le film comporte une quatrième histoire où l'on retrouve Ovreneli Vreneligare qui , devenu adulte, va retrouver sa chère Milocrorze.

Pour son premier long, Ishibashi donne la vedette à Takayuki Yamada qui interprète les rôles principaux des trois scénettes. Très populaire au Japon, on l'a récemment vu dans le remake de "THIRTEEN ASSASSINS" de Takashi Miike, ainsi que dans "CROWS ZERO", "IKIGAMI" et bientôt dans la première partie de l'adaptation de "GANTZ".

Pour résumer (si c'est possible) "MILOCRORZE" , on peut dire que c'est un joli bazar. Même s'il y a trois histoires distinctes, les liaisons entre elles sont faites par-dessus la jambe et les péripéties s'accélèrent puis ralentissent brutalement, selon le bon vouloir du réalisateur. Ainsi, une fois la surprise passée, ce cocktail plein de fantaisie devient légèrement écœurant et on cherche, en vain, le sens dans tout cela.
Plaisant à voir une fois pour son côté décalé, "MILOCRORZE" supportera difficilement un deuxième visionnage... A consommer avec modération, donc.
Note de : 7 sur 10
Publiée le
Milocrorze
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ottoriversottorivers - 03/05/2011 à 16:26
# 1

Dommage qu'il ait tant de longueurs dans la deuxième partie car le reste du métrage complètement allumé est vraiment hyper fun.
Un film inégal donc mais qui mérite le coup d’œil et possède de nombreuses idées rafraichissantes et iconoclastes comme seuls les Japonais savent le faire.

Sa note: 7/10
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