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Critique du film Cujo

CUJO

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Titre original : Cujo
Réalisé par Lewis Teague
Année : 1983
Pays : USA
Durée : 95 min
Note du rédacteur : 8 / 10

L'HISTOIRE

Pas de chance pour Donna Trenton et son fils Tad. C'est en se rendant chez le garagiste de leur petite ville que leur voiture tombe en panne. Problème: le garagiste en question habite une petite maison isolée. C'est dans le cour de celle-ci que Donna se retrouve coincée avec son petit garçon. Mais le pire reste à venir. En effet, ce lieu est gardé par un saint-bernard enragé et prêt à tout pour tuer.

LA CRITIQUE

Difficile de pas reconnaître la patte de Stephen King derrière cette jolie adaptation d'une de ses nouvelles, injustement ignorée (l'adaptation, le film quoi), alors qu'il mériterait une bonne place à côté des "SHINING", "CHRISTINE", "CARRIE", et autres (mais Lewis Teague, réalisateur entre autres du "DIAMANT DU NIL", fait tache à côté de DePalma, Carpenter et Kubrick...).

Le film, dans sa première partie, prend le temps d'installer ses personnages, et de développer, au travers de scènes intimistes, le malaise immiscé dans la vie du couple parental. L'une d'elles rappelle, via une habile référence, "LES DENTS DE LA MER", quand le chef Brody, à table, renoue des liens avec son fils ( même photo, même lumière, même idée). Et la phrase du père, «nous n'avons guère de sujets de conversation», appuie là où ça fait mal, génère une sensation délétère que vient rompre seulement l'attitude ludique du fils, Tad. Dans la seconde partie, Cujo prend la place - énorme ! - et amène le film sur le chemin du survival : la mère et son fils, cloîtrés dans leur voiture, doivent subir les assauts répétés du monstre (au sens propre). La transformation physique du molosse s'avère réellement spectaculaire, tant l'image idyllique du toutou flirtant avec un lapin dans le générique initial nous a quitté l'esprit. La mise en scène de Teague joue constamment sur l'intégration de la voiture et de ses occupants dans l'espace du chien. D'où des plans aériens, des mouvements de grue, qui ne cessent de spatialiser la menace, de la rendre invisible (dans le hors champ) jusqu'à la révélation de la place du chien, omniscience exterminatrice.

Finalement de quoi parle "CUJO" ? De la récupération par la mère de sa maternité, abandonnée pour aller se fourvoyer avec «le coq du village», laissant la place à un père protecteur, constamment réclamé par Tad (Dad?) terrorisé. Et en cela, "CUJO" (le film, pas le «personnage») va au bout de son concept, en faisant mourir de déshydratation l'enfant pour que la mère lui donne vie à nouveau, comme un second accouchement, après lequel la mère saura s'occuper de son fils (comprenez se débarrasser de la menace).

Film donc spectaculaire, et intelligent, qui même sans cela, se regarde avec un plaisir non dissimulé.
Note de : 8 sur 10
Publiée le
Cujo
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