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Critique du film Chroniques d’Erzebeth

CHRONIQUES D'ERZEBETH

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Titre original : Bathory
Réalisé par Juraj Jakubisko
Année : 2008
Pays : Slovakia | UK | Hungary
Durée : 141 min
Note du rédacteur : 7 / 10

L'HISTOIRE

Grandes Terres de l'Est, 1574. Alors que la guerre fait rage aux frontières, le royaume d'Erzebeth s'enfonce dans le chaos. Le roi vient de mourir, les seigneurs sans scrupule se pressent aux portes de la capitale. Le Reine veuve, mystérieuse et fascinante, prend le pouvoir. On la dit à moitié folle, on lui prête des pouvoirs surnaturels, certains parlent d'une créature inhumaine. Au milieu du tumulte, Etzko, jeune novice débrouillard et son maître Kriztar, décident de percer le mystère...

LA CRITIQUE

La Comtesse Bathory (Anna Friel), très tôt mariée et très tôt veuve, gouverne d'une main de fer ses terres. Mais les hommes qui l'entourent complotent afin d'en prendre possession. Parallèlement son aventure avec un jeune homme et la fin de leur relation la pousse peu à peu vers la folie, la luxure et le meurtre de jeunes femmes.

La vie et la mort de la comtesse Erszébéth Bathory, d'après sa légende. C'est ce que nous propose le film de Juraj Jukubisko... ou plutôt le téléfilm, tant le métrage ressemble à un feuilleton pour soirée familiale chez M6.
Foisonnant d'intrigues et de sous-intrigues, "BATHORY" peut se lire comme une tragédie romantique, la Comtesse tombant amoureuse d'un jeune jouvenceau dont l'inconsistance lui rappelle les effets de l'âge sur son corps vieillissant. C'est aussi l'histoire d'une folie, la défection de cet amant la faisant sombrer peu à peu dans une déraison qui la conduit à croire que le sang humain serait une excellente lotion antirides. Mais c'est surtout une histoire politique où le poids des traditions rend difficile la charge de maître de domaine pour une femme, les hommes cherchant sans cesse à contrer son ascension auprès d'un roi bon mais manipulable (Franco Nero, "DJANGO" est roi en Roumanie, qui l'eut cru ?).

Erszébéth est aussi dépeinte comme une femme assumant une sexualité quasi-saphique, remplaçant son amour pour les hommes par des jeux plus ou moins lesbiens avec ses servantes. Il n'est pas aussi impossible de déceler un certain sadisme dans ce personnage lorsqu'à la recherche de sang, les blessures infligées aux jeunes filles procurent jouissances à notre Comtesse sanglante.
N'occultant aucun point, tant historique que légendaire, "BATHORY" souffre malheureusement de n'avoir pas de point de vue net, le personnage semblant agir différemment au gré des séquences, qu'elles soient nécessaires à l'intrigue politique ou à l'intrigue mythologique.

D'un point de vue technique, "BATHORY" est honorable mais réussit à nous faire grandement penser à "LA CAVERNE DE LA ROSE D'OR", classique indétrônable du conte de fée tourné dans des pays de l'Est. D'ailleurs je reste persuadé d'avoir déjà croisé certains des décors dans la saga de Fantagaro.
Est-ce un défaut d'ailleurs ? Oui et non, car ce métrage a un peu trop le cul entre deux chaises : d'un côté le désir d'épouser un peu de la féérie de la légende, de l'autre tenté de garder un côté réaliste, avec les intrigues de cours et les séquences guerroyantes de la première partie.
Note de : 7 sur 10
Publiée le
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samael666 - 10/01/2012 à 19:34
# 1

Ouais ça m'a l'air très loin de l'excellent film the countess, tel que c'est décrit ,pas trop attrayant a mes yeux surtout la phrase "ressemble à un feuilleton pour soirée familiale chez M6".

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