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Critique du film Chevalier Blanc, Le

CHEVALIER BLANC, LE

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Titre original : Sigfrido
Réalisé par Giacomo Gentilomo
Année : 1958
Pays : Italy
Durée : 96 min
Note du rédacteur : 10 / 10

L'HISTOIRE

Après un massacre, une jeune femme mourante se voit contrainte d'abandonner son nourrisson à un forgeron, vivant dans une caverne...
Une vingtaine d'années plus tard, l'enfant, devenu homme apprend la réalité : son père s'appelait Sigmund et son véritable nom est Siegfried !
Sa défunte mère lui a laissé comme unique héritage une épée...
Cette épée a des pouvoirs magiques et est une arme invulnérable pour quiconque la possède !
Siegfried part à la conquête d'un dragon où il obtient l'immortalité en se baignant dans le sang de la créature après l'avoir annihilée.
Puis il se bat contre les fêlons du royaume, il est vite considéré comme un héros par la population.
Plus tard, il s'amourache de la reine et son destin se trouve alors transformé !
Il se rend en Islande et aide un de ses fidèles compagnons d'armes lors d'un duel qui se décompose en trois parties : tir à l'arc, combat lance/bouclier et pugilat au glaive.
Le valeureux remportera toutes ces épreuves...
Lors d'une chasse au sanglier, les acolytes de Siegfried préparent un complot contre lui...
Va-t-il pouvoir contrer leurs funestes desseins ?

LA CRITIQUE

Inspiré par les légendaires « Nibelungen », "LE CHEVALIER BLANC" est tout simplement un pur chef d'œuvre, un film épique d'une beauté plastique sidérante, chaque seconde ressemble à une peinture ou a une œuvre d'art !
Que dire de ces magnifiques décors et ces travellings contemplant la nature...
C'est beau, tout simplement !
Le soin apporté à la « forme » ne fait cependant pas oublier le « fond » d'un métrage d'aventures fantastiques qui préfigure cinquante années plus tôt "LE SEIGNEUR DES ANNEAUX", avec ce petit côté « naïf » de l'époque qui accroît encore plus son charme !
Certains peuvent trouver ce film un peu risible (ah, le début avec Siegfried courant dans la forêt, habillé en jupette blanche !) mais il faut vraiment mettre cette candeur au vestiaire et apprécier le spectacle...
Certaines séquences mettent la larme à l'œil et le dénouement a de quoi faire chavirer le spectateur le plus blasé tant celui-ci est inattendu, au regard de ce que laissait présager l'histoire initiale !
Les actrices sont superbes et leur jeu basé sur la jalousie passionnelle est, à cet égard, exceptionnel et savamment distillé.
Les effets spéciaux réalisés par Carlo Rambaldi sont à tomber par terre pour l'année où ils ont été conçus, et ce déluge onirique de toute beauté préfigure l'héroïc-fantasy de manière raffinée et glaciale.
La caméra, effilée, « pénètre » les paysages et en fait ressortir l'indicible, sublimant une lune rouge sang par ci ou un oiseau dans le ciel, par là.
Sebastian Fischer incarne Siegfried avec une conviction et une nonchalance digne des plus grands acteurs américains, il EST Siegfried, avec aisance et facilité ; les autres comédiens sont également tous excellents de sobriété, rien à redire sur l'interprétation !
Une féérie, une expérience unique, témoignage du savoir-faire des productions italiennes, sorte de "SEIGNEUR DES ANNEAUX" épisode zéro mais misant moins sur la grandiloquence que sur l'esthétisme, ce qui n'est pas plus mal !
Un pur régal !
Note de : 10 sur 10
Publiée le
Chevalier Blanc, Le
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