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Critique du film Belle et la Bête, La

BELLE ET LA BETE, LA

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Titre original : La Belle Et La Bete
Réalisé par Christophe Gans
Année : 2014
Pays : France | Germany
Durée : 112 min
Note du rédacteur : 5.5 / 10

L'HISTOIRE

1720. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s'exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.
Lors d'un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose. Se sentant responsable du terrible sort qui s'abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. Au château de la Bête, ce n'est pas la mort qui attend Belle, mais une vie étrange, où se mêlent les instants de féerie, d'allégresse et de mélancolie.
Chaque soir, à l'heure du dîner, Belle et la Bête se retrouvent. Ils apprennent à se découvrir, à se dompter comme deux étrangers que tout oppose. Alors qu'elle doit repousser ses élans amoureux, Belle tente de percer les mystères de la Bête et de son domaine. Une fois la nuit tombée, des rêves lui révèlent par bribes le passé de la Bête. Une histoire tragique, qui lui apprend que cet être solitaire et féroce fut un jour un Prince majestueux.
Armée de son courage, luttant contre tous les dangers, ouvrant son cœur, Belle va parvenir à libérer la Bête de sa malédiction. Et se faisant, découvrir le véritable amour.

LA CRITIQUE

Énième adaptation du conte popularisé par Mme Leprince de Beaumont au 18e siècle, "LA BELLE ET LA BETE" de Christophe Gans tente de se démarquer des grosses productions américaines actuelles inspirées de contes de fée ("LE CHAPERON ROUGE", "BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR", "JACK LE CHASSEUR DE GEANTS"...) avec une approche plutôt destinée à un public "familial" qu'à des adolescents, qui avaient par ailleurs déjà eu droit à l'infâme "SORTILEGE" en 2011.
Au casting de ce projet ambitieux, Vincent Cassel incarne avec mystère et classe le personnage de la Bête, digne successeur de Jean Marais dans la mythique version noir et blanc de Jean Cocteau, alors que Léa Seydoux – insipide – tente vainement de s'illustrer comme l'héroïne vertueuse et pleine de bonté, dont l'aventure a assurément fait rêver des générations de petites filles.

Hormis le choix discutable du conte, que l'on peut encore à l'heure actuelle voir se décliner à toutes les sauces (de la comédie musicale à la série télé, en passant par une prochaine adaptation cinéma qui sera réalisée par Guillermo Del Toro...), le film de Christophe Gans s'apparente davantage à une performance visuelle qu'à une véritable relecture de l'histoire "originale". Pour preuve, cette débauche d'images de synthèse qui constituent la quasi-totalité du métrage, presque entièrement tourné en fonds verts...
Bien que les décors digitaux se montrent indéniablement beaux et emprunts de féérie, ce parti pris du tout numérique donne à cette production un désagréable arrière-goût artificiel, d'autant que le scénario co-écrit par le réalisateur ne parvient guère à donner le change...

Malgré la volonté évidente d'apporter du neuf en utilisant le texte – moins connu et plus fourni – de Mme de Villeneuve comme matériau de départ, le récit manque tout même cruellement de profondeur et d'émotions. Alors que ce dernier ne se focalise pas uniquement sur l'histoire d'amour des deux protagonistes, les déboires de l'un des frères avec une bande de crapules ou encore le passé de la Bête et les origines de sa malédiction ne font qu'alourdir un scénario qui aurait mieux fait de se concentrer sur l'alchimie censée se développer entre la Belle et la Bête. Or, aucune passion n'émane de leurs rencontres successives, et on en arrive à la révélation de leur amour réciproque un peu comme un cheveu sur la soupe, sans vraiment avoir été les témoins de l'évolution de leur relation.

Au-delà des prétentions visuelles de cette nouvelle adaptation du classique de la littérature française, qui verse dans le merveilleux avec esthétisme, le film de Christophe Gans reste une œuvre sans réelle saveur, dont les aspects narratifs manquent malheureusement de consistance et de poésie.
Note de : 5.5 sur 10
Publiée le
Belle et la Bête, La
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