Personnelement, mélanger l'art contemporain et le cinéma ne me dérange pas trop. Même parfois ça peut fournir des choses intéressantes : une critique adressée à
Uzumaki n'était-elle justement pas que ce film avait plus sa place dans un musée que dans une salle de cinoche ? Il serait au contraire stupide de vouloir distinguer l'art expérimental -> dans les musées et le cinéma qui serait relégué à un role de divertissement -> dans les salles.
D'ailleurs, quand je parle d'art, c'est plus souvent à la littérature, à la bande dessinée ou au cinéma que je fais allusion (mon crédo, ce sont les arts narratifs, le figuratif ça me casse les burnes). Et que suis sincèrement convaincu que ce sont dans leur facettes expérimentales et avant-gardistes que ces arts sont les plus intéressants et enthousiasmants.
En un mot, je fais mienne la devise de la revue AX (revue japonnaise de manga) :
L'art doit être indépendant,l'art doit être ouvert, l'art doit être expérimental
(la version originale, c'est "le manga" à la place de "l'art", mais bon, c'est kiff-kif).
Mais c'est pas trop le sujet.
Pour enrevenir à Télérama, une légende veut qu'ils assassinent tous les films. Rien n'est plus faux. Pour s'en convaincre, il suffit d'aller faire un tour sur
allocine et de voir les notes qu'ils attribuent. Il ont été fichus de mettre deux étoiles à
Il était une fois dans l'oeud, c'est dire.
Donc non, à Télérama on ne casse pas le commercial, on fait juste comme si. On noie le poisson dans une belle logorhée intello (ça vaut aussi pour les Cahiers cette dernière remarque), on casse de temps à autres un film ensencé par les autres (récemment le
Wenders - avec raison pour une fois) afin de cultiver un peu sont coté rebèle indépendant, mais ça va pas plus loin.
Télérama se contente de surfer sur les vagues branchouilles (cinoche asiatique, le dogme,...) et de flatter sa clientelle de bobos.