par Killjoy » 19 Février 2012, 15:50
B13U
Banlieue 13 Ultimatum
De Patrick Alessandrin
France
2009
scénario de Luc Besson
avec Cyril Raffaelli, David Belle, Philippe Torreton
Synopsis :
Banlieue 13, deux ans plus tard. Le gouvernement a changé, pas le reste... Le mur d'isolement - toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus loin - s'est étendu autour des cités ghettos et les gangs qui y prolifèrent ont encore accru leur influence. Le trafic se répartit désormais entre cinq quartiers ethniques, chacun dirigé par un redoutable chef de gang. Plus que jamais déterminés à ''régler le problème'', les services secrets mettent volontairement le feu aux poudres. Damien, flic expert en arts martiaux, et Leïto, capable de se faufiler dans les moindres recoins de la banlieue, font à nouveau équipe. Leur objectif : sauver la cité du chaos. Leur programme : combats musclés et course-poursuites défiant les lois de la gravité...
Mon avis :
Toujours aussi peu regardant sur la qualité de ses productions, le père Besson en remet une couche et nous ressert une louche du déjà très tangent premier opus de « Banlieue 13 », nanar hexagonal torché à la va vite avec comme seul et unique objectif de rameuter le chaland banlieusard de cités sensibles, qui y verra un exutoire certes justifié et approprié mais cependant en dehors total de la réalité
On a limpression quen plein quinquennat sarkozyste (on est 2009 et le film est produit par TF1 donc pas de risques mais du politiquement correct à tout va, hein ? il ne faudrait pas choquer la ménagère !), le père Besson y a mis les coudées franches pour ne pas heurter les sensibilités, au contre instar dun Richet beaucoup plus sincère avec son « ma 6T va crack-er » réalisé treize années auparavant et beaucoup plus frontal dans sa forme et plus qualifiant et efficient dans son message de fond
Ici, en fait, cest du divertissement calibré !
Certes ça se vaut on sait à quoi on sattend et on nest pas pris en traitre !
Mais cest ce côté « puant » qui reste inhérent au métrage avec ses personnages ultra stéréotypés ad nauseam
Lusage de Torreton en président de la république napporte rien et décrédibilise totalement lensemble, déjà bien faiblard, cest un des plus mauvais rôles de lacteur qui récite son texte comme pour montrer quil a mis les pieds sur le tournage uniquement pour cachetonner et quil se contrefout de lintrigue
Cependant, on peut prendre un certain plaisir face à des combats full contact de kickages bien troussés et des poursuites bien réglées, mais hélas ça ne contribue pas à faire la qualité dun film !
On est le cul entre trois bancs, un côté thriller politique, un côté étude sociale (et encore faut le dire vite !) et un côté action pure et bourrinante !
« Banlieue 13 Ultimatum » cherche à plaire à tout prix et un peu trop et au final, linverse de leffet escompté se produit et le tout savère grotesque et caricatural, frôlant même la pantalonnade éhontée voire véhiculant un message dangereux, inepte et racolleur
Genre le président, comme par enchantement, cède aux revendications des gangs et va jusquà leur offrir un cigare !
« Politically correct », codifié à lextrême « Banlieue 1 3ultimatum » ne déroge pas à la règle des bessonnades, zéro scénar zéro idées mais 100 % action et 100 % speedité pour mieux faire passer la gélule de lennui
Ça peut marcher parfois mais Besson nous ressert le même plat faisandé sans discontinuer !
A la fin ça devient quelque peu pénible !
Le mot « renouvellement » ne doit pas faire partie de son vocabulaire ce qui le dessert fortement et amplifie limpression dêtre floué via un déjà vu propre à ses prods qui finit par lasser sincèrement
Certains y verront même un rejet épidermique dès les premières minutes du film et stopperont net le visionnage
Les autres, plus téméraires, mettront leur cerveau au vestiaire, et pourront EVENTUELLEMENT passer un moment à peu près potable !
Le film a quand même fait plus dun million dentrées à son exploitation en 2009
TF1 Films Productions, ce gros ours mal léché de Besson et Europa Corp continueront leurs pitreries tant que le public suit derrière et cautionne leurs soupes cinématographiques !
Ça reste quand même limite lorsquon voit tous les VRAIS réals qui ont des idées et des projets originaux et qui galèrent à sortir leurs uvres
Cette critique leur est dédiée tiens !
Lestablishment et ses conventions devraient lasser plutôt quenchainer des films pitoyables et sans âmes comme ce « B 13 U », pâle reflet de la déliquescence dun certain cinoche populaire usé à la corde !
2/10
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