Le Vieux Fusil

-> Action, Guerre, comédie, aventure, western, drame, animation, mangas, dessins animés et le reste inclassable...

Messagepar The Trooper » 27 Novembre 2006, 10:04

t'inquiete pas, dispo ICI pour trois fois rien.... :rolleyes:

ou là....
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Messagepar Killjoy » 27 Novembre 2006, 11:32

:mellow: :wacko:
j'espère qu'ils vont nous sortir une édition collector digne de ce nom à un prix + abordable ! B) B)
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Messagepar Bedelia » 27 Novembre 2006, 12:40

Ben j'ai un mari qui est un pasionné de cinéma et qui par la même occasion raconte les films avec cette même passion cela me permet de ne pas voir ce genre de film au combien grandiose mais au combien dérangeant pour moi car beaucoup trop criant de vérité
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Messagepar funny man » 27 Novembre 2006, 14:56

ENORME film !!!!!
Un chirurgien exerce une vengaence meurtrière sur les soldats allemands qui ont massacré (au lance flammes S.V.P) sa femme et sa fille.
La construction est solide et l'interprétation de P;Noiret très convaincante!!!!

Dans ce film on a envie de ce venger avec phiphi et de faire subir les pires atrocités à ces ignobles soldats! j'avais la haine quand j'ai vu ce film spécial. j'aime beaucoup ce genre de films où la dimension géographique des lieux est un élément de narration. (les passages sous terrains , les cachettes sous le chateau etc...) c'est presque un huis clos ! en tout cas s'en est un pour les allemands.

schuss
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Messagepar BRUNO MATEI » 05 Juillet 2012, 06:59

Panthéon du cinéma français auquel des millions de spectateurs l'auront accueilli avec succès d'estime dès sa sortie officielle, Le Vieux Fusil est un moment d'émotion d'une acuité si abrupte qu'il est difficile de s'en détacher sitôt le générique bouclé.
En s'inspirant du massacre d'Oradour sur Glane commis par les nazis en 1944, Robert Enrico nous délivre sans anesthésie un drame éprouvant, haletant et inflexible sur la vengeance d'un médecin provincial anéanti par le massacre de sa famille. Alors qu'il mène une paisible existence avec sa femme Clara et sa fille Florence, Julien Dandieu décide de les protéger d'une milice française arrogante en les délogeant vers son château isolé près d'un village champêtre. Contraint de soigner ses malades, Julien continue d'exercer son devoir de chirurgien, mais, par appréhension, il décide de rapidement les rejoindre. Sur place, il découvre l'horreur d'un massacre organisé par la 2è division SS Das Reich. Les villageois ont été rassemblés dans l'église pour être froidement abattus tandis qu'un peu plus loin, dans son château familial, Julien découvre le corps carbonisé de sa femme ainsi que le cadavre ensanglanté de sa fille. Rongé par la haine et anéanti par le chagrin, il décide d'entamer une vengeance expéditive en exterminant un à un les criminels nazis encore sur les lieux du drame.

Entrecoupé de flash-back auquel Julien se remémore machinalement les moments édéniques de sa relation affectée avec Clara et sa fille, Le Vieux Fusil ne cesse d'alterner l'émotion prude d'une époque antérieure et l'appréhension haletante d'une traque impitoyable. Avec une virtuosité technique étourdissante et une utilisation judicieuse de son décor de bastille souvent confiné dans les dédales souterrains, Robert Enrico planifie une vengeance implacable et méthodique auprès d'un bourgeois pacifiste destitué de sa moralité. La perte soudaine et inopinée de l'être aimé, le deuil insurmontable de pouvoir assimiler le viol en réunion puis l'immolation crapuleuse qui s'ensuit envers une famille désarmée. Dans ces réminiscences consécutives inscrites dans la pudeur pour l'amour révéré à une femme radieuse, Le Vieux Fusil nous confronte à l'introspection d'un homme meurtri au confins de la folie. Aux souvenirs élégiaques d'un épanouissement conjugal se succèdent l'extrême froideur d'une rancoeur vindicative compromise à la bestialité du crime gratuit. Car Julien, toujours plus motivé à enrayer l'antagoniste ne laissera pas un instant de répit à ces barbares fascistes se vautrant dans la beuverie et les balivernes putassières en guise de consécration. C'est cette mémoire affectée d'un homme profondément amoureux de sa défunte, plongé dans ses souvenirs idylliques, et ce brutal retour à la réalité des faits d'un bonheur galvaudé qui rend l'oeuvre d'Enrico totalement immersive et accablante !

Si le Vieux Fusil se révèle de manière récurrente implacablement bouleversant et agressif dans les états d'âme avilis d'un père de famille traumatisé, il le doit également à deux comédiens notoires à la commune complicité criante d'authenticité ! Philippe Noiret (récompensé du César du meilleur acteur !), est littéralement transcendant dans le rôle mutique d'un médecin atterré, délibéré à annihiler frontalement l'ennemi. Ses excès de brutalité découlant d'une vengeance aveugle et surtout ses réminiscences d'un temps révolu imparti à l'amour de son épouse provoque une vibrante empathie auprès du spectateur intrinsèquement impliqué. Le point d'orgue paroxystique qui dévoile un homme égaré dans les méandres de la déraison est notamment un moment déchirant de détresse esseulée. Pour incarner la femme chérissante, Romy Schneider se révèle lumineuse de beauté radieuse et incarne avec un naturel confondant la douceur d'une épouse transie d'allégresse amoureuse. A contrario, la séquence insoutenable d'émotion brute illustrant sans concession son assassinat commis par des bourreaux SS est un moment d'anthologie qui ébranle le spectateur saisi d'un vertige répulsif.

Le martyr des anges
Illuminé par l'interprétation déchirante de Philippe Noiret et Romy Schneider et scandé par la musique inoubliable de François de Roubaix, Le Vieux Fusil est un chef-d'oeuvre d'émotion bicéphale. Dans cette pudeur romantique confortée aux amants meurtris et la violence primitive qui s'ensuit, extériorisée par un homme dévasté depuis les exactions barbares d'un nazisme de sinistre mémoire. En outre, l'audace de sa verdeur et le caractère haletant d'une justice expéditive en quête de rédemption sont transcendés par une mise en scène aussi virtuose que géométrique. Inaltérable et traumatisant dans sa quiétude révolue !
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Messagepar Killjoy » 13 Juillet 2012, 08:50

LE VIEUX FUSIL
De Robert Enrico
France
1975
avec Philippe Noiret, Romy Schneider
Guerre/Drame
Synopsis :
L’action se déroule dans un petit village de Province en pleine occupation allemande…
Un chirurgien de renom intervient auprès des soldats blessés pendant que sa superbe femme vit dans un manoir perché au dessus d’une montagne avec leur jeune fille adolescente…
Un jour le médecin rentre tard chez lui et surprend les Waffen SS abattre sa fille et violer et bruler sa femme au lance flammes !
Fou de rage, il décide de se venger, connaissant tous les recoins de la bâtisse, et tend des pièges aux allemands jusqu’à ce que chacun d’eux meure…
Une lutte acharnée démarre, elle ne sera d’aucun repos et d’aucun temps mort, l’homme devenu bestial est prêt à aller jusqu’au bout pour venger la mort de sa famille !
Mon avis :
Bouleversant et tendu à l’extrême tout en n’oubliant pas pour autant d’être une superbe histoire d’amour, « Le vieux fusil » restera longtemps dans les annales cinématographiques et hantera à jamais ceux qui l’auront vu…
UNE scène, UNE scène effroyable, d’une cruauté insensée ravivera sans cesse le traumatisme engendré à chaque visionnage !
Romy, Romy si belle ! incarnant le symbole de la pureté et de la quintessence de la féminité se retrouvant broyée par l’horreur d’une machine de guerre, même le plus aguerri des plus durs spectateurs sevrés aux pires films du monde entier ne pourra retenir ses larmes dans ce passage chaotique et d’une force émotionnelle décuplée et inattendue !
Reste Noiret, incroyable comme toujours, dans un rôle exploité par la grâce d’un Enrico au firmament de sa carrière, bluffant de sincérité dans sa quête assoiffée et bestiale de vengeance, réduit à l’état animal, capable de tuer un homme à mains nues en le cognant violemment contre un simple lavabo !
Ayant deux longueurs d’avance et maitrisant les passages secrets et les recoins de cette forteresse, il va user et abuser de ces atouts pour amplifier les carnages contre l’oppresseur, pris d’une folie meurtrière mutique et ne déclinant aucun mot sinon quelques borborygmes mêlant sa souffrance ou ses larmes face aux corps décharnés de sa femme et de sa fille…
Ponctué de flashbacks intempestifs, le métrage renvoie alors l’émotion du bonheur des jours passés et de la rencontre avec sa femme, comme passages apaisants face à une fureur de violence proche de l’insoutenable et visionnaire sur l’horreur de la guerre…
Comme cette séquence de l’hécatombe dans l’église avec cette musique nauséeuse et ces macchabées, corps blafards, prémices de l’ignominie qui va s’annoncer peu après…
Un film très lourd mais nécessaire pour comprendre ce qui peut pousser à bout l’être humain et le retrancher dans une soif de vengeance absolue lorsqu’on s’en prend aux êtres chers qu’il affectionne…
A voir cependant avec de grandes précautions et le cœur solide !
Mais « le Vieux fusil » reste un chef d’œuvre absolu du genre…
Note : 10/10
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