par SUSPIRIA » 19 Mai 2006, 05:45
La 1ère fois que je l'ai vu je devais avoir sans doute 10/12 ans, le film m'a profondément marqué et touché et quand on revoit la scène du massacre de Romy Schneider et de sa fille brulées vives au lance-flamme l'impact émotionnel est encore plus fort, d'une intensité à la limite du soutenable comme j'ai rarement vu dans le cinéma français. Tout le film est un moment imprégné d'émotion inoubliable renforcé par le couple NOIRET/SCHNEIDER qui vivent leur propre rôle devant nous, il faut les voir s'aimer, se quereller, s'attendrir devant leur fille, se demander en mariage sur fond de seconde guerre mondiale avec une reconstitution réaliste qui prends soin des détails. La vengeance de Noiret impitoyable et méticuleuse est traversée de scènes de violence anthologiques. L'émotion pure est à son comble quand il se remémore les scènes du passé en compagnie de sa femme, les moments pures et magiques du bonheur, du plaisir d'être fou amoureux devant celle qu'on aime.
La fin est tétanisante d'émotion grave quand Noiret le visage vidé d'émotion à la limite de la folie, retire ses lunettes et regarde son ami d'une façon aphone, inerte. On sent qu'il est dans le néant, déjà mort et ce générique de fin bouleversant à en pleurer nous achève définitiviment et nous marque à tout jamais quand on voit cette petite famille pleine de gaieté et de vie qui pédale à vélo parcourant les champs sur une musique mélancolique magnifique.
RARE CHEF-D'OEUVRE DU CINEMA FRANCAIS D'UNE EMOTION INTEMPORELLE.