Grenade cinématographique dégoupillée et lancée à l'intérieur du 7ème Art de la part de Tsukamoto, qui filme avec ce
TOKYO FIST une singulière histoire de ménage à trois, dérivant instantanément vers une violence physique outrancière et sanguinolente, où la brutalité se révèle un moteur à l'acceptation de soi.
D'une virtuosité esthétique et technique toute relative au genre « cyber-punk » japonais (la ville de Tokyo se voyant visuellement réduite à une sorte d'univers ultra-moderne et technologique, peuplée de buildings quasi futuristes), interprété par des comédiens aux personnages hallucinants, pantins d'une société de plus en plus dépouillée, "rongée", sans repères, puis rythmé au moyen d'une bande-son à base de Metall technoïde, TOKYO FIST est un fascinant objet de cinéma expérimental, qui déconcerte finalement autant qu'il bouleverse.







