Scénariste(s) : Daniel Kay (writer)
Genre(s) : Horror | Thriller
Durée : USA:100 min (DVD)
Pays : USA
avec Josh Randall , Brianna Brown, Nick Searcy, Beth Broderick, Sascha Rosemann...
.: L'HISTOIRE
Le week-end à la montagne d'un jeune couple se transforme en descentes aux enfers lorsqu'ils deviennent les jouets d'une bande de dégénérés locaux.
.: LA CRITIQUE
Tony Giglio sort du Chaos. Pas à proprement parler (on ne l'a jamais vu dans une émission de TF1) : son dernier film s'intitule "CHAOS" (avec Tatane Statham). On pourrait comprendre qu'après cela, l'envie lui prenne de structurer son film suivant, et pour le coup, "TIMBER FALLS" est un modèle de structure : deux parties distinctes cousues sur pléthore de séquences 'empruntées' (jolie litote) aux classiques du survival. Alors oui, là, ce n'est plus une question de structure, mais bien de rapiéçage, le pourquoi du ratage complet qu'est "TIMBERFALLS".
Cela débute par un pré-générique qui lorgne sans scrupule du côté de "SAW" et "DéTOUR MORTEL". Cela continue avec un week-end bucolique dans l'esprit de "DéLIVRANCE", ou plus proche de nous, "EDEN LAKE" (dont le visuel de l'affiche est repris à des fins mercantiles) : des amoureux de la ville pris à parti par des bouseux locaux. La nature est hostile et révèle la nature profonde de l'homme. Intéressant pour qui n'a pas vu le chef-d'oeuvre de Boorman ou la perle de Lieberman, "SURVIVANCE". Au lieu de continuer sur cette voie et risquer un semblant de cohérence, le réalisateur change encore une fois son fusil d'épaule et dirige son intrigue vers un simili "BLAIR WITCH PROJECT" où viennent se mélanger les précédentes références dans une bouillie filmique sans identité. C'est là qu'entre en jeu un twist de pacotille qui fait basculer le film dans une seconde partie grand-guignolesque.
Le patchwork initial d'images est relégué aux oubliettes pour ne laisser la place qu'à un modèle et non des moindres : "MASSACRE à LA TRONçONNEUSE". Giglio reprend certains motifs (le père grotesque, la maison labyrinthe, le boogeyman débilos) et se contente uniquement de remplacer les motivations des meurtriers, l'occasion d'une attaque poussiéreuse contre la religion qui, au mieux, soutirera quelques rires narquois. Rythmiquement parlant, cette deuxième partie est bien trop répétitive, reprenant inlassablement le même décor, les mêmes personnages, les mêmes buts, en ne variant que la forme de la torture infligée aux victimes. Un huis-clos - puisque c'est de cela qu'il s'agit - nécessite talent, inventivité, originalité, ce dont Giglio semble désespérément dépourvu. Il n'y a qu'à se rappeler le Tobe Hooper pour sonder le gouffre qui le sépare de "TIMBERFALLS".
Dans un ultime sursaut, Giglio met le paquet sur le gore (chose à laquelle nous n'avions pas eu droit jusqu'ici) pour réveiller le spectateur usé par son inventaire détaillé des pompages à l'oeuvre. Sans aucune personnalité, sans la cohésion nécessaire à un enfilage de saynètes vues et revues ailleurs, "TIMBERFALLS" s'avère un sous-produit calibré pour le marché de la vidéo, prêt à sucer la roue de ses illustres sources d'inspiration. Luc Besson étant derrière tout ça via sa boîte de prod', on n'est pas étonné de cet arrivisme commercial.
Et dire que le final (à la souviens-toi l'été dernier ?) laisse envisager une suite...
Note de coleoptere : 2 sur 10
Critique du film "TIMBER FALLS"






