Rambo, First Blood

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Messagepar Killjoy » 15 Juin 2007, 17:50

The Trooper @ 15.06.2007 à 13:11 a écrit: LA BANDE ANNONCE GORE DU 4


déja posté ici par l'ami Ol ' dirty bastard !
:P
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Messagepar The Trooper » 15 Juin 2007, 18:01

dans le thread de Rocky 6 ? :blink:
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Messagepar Killjoy » 15 Juin 2007, 18:08

bah oui ! :wacko:
faut suivre Monsieur ! :P
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Messagepar The Trooper » 15 Juin 2007, 18:11

non..... :P
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Messagepar Killjoy » 15 Juin 2007, 18:12

Mr BIg Brother en a pris un coup là ! :D :D :D :D :D :D
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Messagepar The Trooper » 15 Juin 2007, 18:13

:D t'inquiete... j'ai d'autres cartes.... :D
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Messagepar Sir Gore » 23 Juin 2007, 14:39

Un bon B-movie d'action, moins con qu'il n'y paraît, avec un fond plutôt intéressant. Le 2 est assez craignos par contre, et même pas vu le 3. En revanche, j'attends avec impatience le quatrième volet, ou quand l'action croise le gore ! :woot:
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Messagepar BRUNO MATEI » 11 Août 2011, 13:00

Réalisateur touche à tout, Ted Kotcheff explose le box-office en 1982 avec un film d'action révolutionnaire mettant en scène un vétéran du Vietnam de retour dans son pays mais paradoxalement rejeté par les siens. Le phénomène Rambo est né et son personnage iconique interprété par un Stallone en pleine ascension (la même année sort Rocky 3 avec autant de renommée !) va influencer un nombre incalculable d'ersatz à travers le monde. Retour sur un modèle du film d'action aussi jouissif et trépidant que sa première sortie officialisée 30 ans au préalable, un certain 31 Octobre 1982 !

John Rambo est un ancien béret vert chevronné de retour dans son pays après avoir bravement combattu durant la guerre du Vietnam. Sur le sol américain, l'homme gratifié d'une médaille d'honneur pour sa bravoure est pris à parti avec un flic irascible et raciste. La tension entre les deux hommes va rapidement s'envinemer à tel point que le shérif décide de l'appréhender pour vagabondage et port d'arme blanche. Au commissariat, après avoir été battu et maltraité, John rambo décide d'échapper à ses oppresseurs et prend la fuite à bord d'une moto en direction des montagnes environnantes. Une chasse à l'homme est immédiatement engagée !

Quand on revoit 30 ans plus tard pour la énième fois ce film d'action aussi mondialement célébré, on se rend compte à quel point sa mécanique de suspense, de tension et d'action échevelée était coordonnée à son paroxysme. Parce que Rambo est un concentré d'émotions fortes, de rythme et vigueur d'une efficacité redoutable. En y associant l'aventure, le film de guerre, le survival, l'action intrépide et l'analyse sociale, Ted Kotcheff a trouvé la formule magique pour créer une icône du cinéma de divertissement jamais puérile ou superficielle. En prenant comme argument la difficile réinsertion des soldats du Vietnam de retour dans leur pays, le réalisateur livre une impitoyable chasse à l'homme, faute d'une Amérique hostile envers l'étranger, réfutant les individus marginaux d'apparence interlope. Après un prologue jubilatoire dans les rapports conflictuels entre flics orgueilleux contre ce jeune briscard arrêté pour vagabondage, la première partie nous entraîne de plein fouet dans un haletant survival. Une traque improbable auquel un fugitif va devoir user de subterfuge et traquenards belliqueux pour sauver sa peau contre une armée de 200 rivaux lancés à ses trousses. La mise en scène impeccablement maitrisée rivalise d'adresse et d'efficacité en terme de courses poursuites incessante à travers les bois d'une forêt montagneuse, transcendant la sauvagerie de ses magnifiques paysages à forte altitude par un saut dans le vide anthologique ! John Rambo sévèrement rebellé contre l'hypocrisie condescendante des forces de l'ordre retrouve subitement l'esprit guerrier de son passé traumatique pour reproduire la même situation alerte dans son propre pays dit civilisé. Pièges indociles artisanaux, cachettes étroites et camouflages de guerre sont savamment façonnés par un soldat de nouveau en guerre envers sa propre patrie.

Ce fantasme viril de l'homme inéquitablement traqué seul contre tous réussit ici le prodige de contourner ses potentielles invraisemblances par l'agencement de situations sensées et une conviction implacable de la prestance humainement fouillée de Sylvester Stallone. En outre, les séquences d'action rondement menées et techniquement bien orchestrées éludent habilement l'outrance et la surenchère dans lequel elles auraient pu facilement empiéter. A contrario, les péripéties endiablées et cascades impondérables vont louablement servir le cheminement de l'histoire culminant son point de chute dans une explosion de violence pyrotechnique. Cette fois-ci, la chasse à l'homme va intervertir les rôles quand notre héros du Vietnam réchappé d'une mine désaffectée va décider de mener une véritable guérilla urbaine en interne de la paisible bourgade bucolique.
Ce dernier baroud d'honneur survitaminé déploie généreusement des séquences explosives toujours aussi spectaculaires et intenses avant de nous émouvoir dans un épilogue particulièrement poignant où Stallone extériorise tout son potentiel dramatique. Un moment intime assez bouleversant qui démontre en un laps de temps restreint les stigmates de l'horreur inhumaine de la guerre, le traumatisme et les séquelles irréversibles assénés aux soldats volontaires partis au front pour l'honneur de leur pays. Ted Kotcheff en pourfendeur contre l'autorité drastique de son pays (les flicards sont constamment ridiculisés dans leur machisme primaire) emploie favorablement la sobriété et vise justement pour débattre son réquisitoire contre la guerre aliénante.

Phénomènes à part entière dans le domaine du cinéma d'action contemporain Rambo, le film, et Stallone, l'acteur , auront définitivement marqué la décennie 80 et renouvelé le divertissement à caractère social. Ultra efficace et spectaculaire, haletant en diable, intense et poignant , Rambo est un chef-d'oeuvre qui ne perd jamais de vue l'humanité de son personnage emblématique. Un héros chevronné à hauteur d'homme blessé, ironiquement rejeté et maltraité par l'esprit insidieux de sa propre patrie.

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