Kill Bill: Volume 2

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Messagepar Killjoy » 30 Octobre 2006, 14:32

MDR Hars' !!! :D :D :D :D
je l'ai envoyé autour de moi, c'est carrément poilant !!!!! :woot: :woot:




ta deja pensé a devenir serial killer ?


c'est déjà fait depuis longtemps ! :D :D :D :D :P :P :P :P
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Messagepar The Trooper » 30 Octobre 2006, 15:39

si seulement tarantino avait fait ça, le film aurait eu d'un coup beaucoup plus d'interet.... c'est exellentissime.
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Messagepar Sir Gore » 31 Octobre 2006, 16:19

C'est un peu à l'image du film en entier: vain et (involontairement) grotesque... sauf que là au moins, c'est drôle ! :D
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Messagepar BRUNO MATEI » 04 Janvier 2012, 07:28

Second volet des vicissitudes flamboyantes de la mariée ensanglantée, Quentin Tarantino s'approprie cette fois-ci de l'univers aride du Western Spaghetti pour lui rendre un humble hommage. Avec un gout plus prononcé pour la verve de ces dialogues incisifs, l'action ébouriffante du premier volet laisse place à une sobriété mesurée afin de mieux exacerber le profil altéré de personnages iconiques en phase de déclin.

Après avoir éradiqué de sa liste noire 5 membres des vipères assassines, la mariée entreprend sa dernière quête vindicative pour retrouver les trois derniers responsables du massacre commis dans la chapelle de Two Pines. Budd, Elle Driver et enfin Bill se préparent à l'affronter avec une certaine prévention.

Après une première partie généreusement axée sur la surenchère spectaculaire dans son hommage affecté au cinéma d'arts martiaux, place à une certaine sobriété pour cette seconde monture beaucoup plus centrée sur l'introspection de la mariée, alias Mamba Noir, dans sa relation affective préalablement établie avec son ancien leader Bill.
Quentin Tarantino nous révèle enfin ici les véritables motivations qui ont conduit notre guerrière chevronnée à décimer un à un les membres des Vipères assassines pour mieux fustiger son impitoyable baron du crime. Nous allons apprendre aussi de quelle manière notre héroïne a réussi à enseigner la maitrise du Kung-Fu par la discipline drastique d'un vieux maître légendaire d'arts-martiaux, Pai Mei.
Avec son habituelle culture cinématographique nourrie de références toutes azimuts, le réalisateur rend particulièrement hommage à Sergio Leone et Ennio Morricone pour les décors clairsemés de plaines asséchées par un soleil ardent et ses visages impassibles suintant la sueur et la poussière.
Il adresse également un clin d'oeil sarcastique à Lucio Fulci pour se réapproprier d'une fameuse séquence de claustration auquel Catriona Mc Coll était enfermée en interne d'un cercueil dans le funeste Frayeurs.
En dehors d'une séquence d'action extrêmement spectaculaire et furieusement cinglante, le réalisateur attache beaucoup plus d'importance à développer en l'occurrence le portrait caractériel de trois tueurs narcissiques experts en maniement du sabre. Mais c'est surtout le lien affectif unissant finalement notre couple maudit formé par Bill et Beatrix qui exprime avec une poignante empathie une impossible histoire d'amour scindée par la naissance d'une petite fille. Tarantino dépeint avec beaucoup d'humanité fébrile le psyché tourmenté d'une ancienne tueuse à gage reconvertie par la cause d'une maternité. Le rôle capital d'une mère dévouée, destinée à rayer un trait sur son passé délétère, quitter un amant tributaire de son éthique fielleuse pour ainsi offrir une vie équilibrée à sa future progéniture.

Michael Madsen traîne son traditionnel charisme de cowboy apathique dans celui d'un videur de club de strip-tease avant d'exercer une dernière faveur pour son frère préventif Bill, craignant l'arrivée redoutée de la mariée. Darryl Hannah excelle et se voit carrément confier le rôle de sa vie dans celle d'une tueuse borgne odieusement perfide, perverse et sournoise. Ses exactions meurtrières audacieuses rivalisent de traîtrise en guise d'orgueil et de condescendance. A ce sujet, nous ne sommes pas prêt d'oublier la mort de Budd, mordu à trois reprises dans son camping-car par le venin du Mamba Noir, serpent réputé le plus venimeux au monde, après qu'il ait ouvert par inadvertance une valise remplie de dollars ! En leader de l'organisation secrète, David Carradine endosse le rôle majeur à la mesure de son talent pour extérioriser une rancune tenace envers la liaison amoureuse qu'il avait préalablement établi avec sa tueuse aux cheveux d'or. C'est Uma Thurman qui désinhibe cette fois-ci sa profonde humanité accablée dans son personnage de vengeresse délibérée à abdiquer son rôle de tueuse à gage au profit de la postérité d'une future progéniture. Leur règlement de compte salvateur nous vaut surtout une bouleversante confession engagée sur l'amertume du regret, la faiblesse de la rancoeur, la lâcheté de la haine et la pureté d'un enfant materné.

Beaucoup plus substantiel et étoffé dans les tenants et aboutissants des personnages tributaires de leur mentalité corrompue, Kill Bill: volume 2 déploie enfin toute l'essence de sa puissance dramatique confronté à une bouleversante romance déchue. De film d'action préalablement entamé dans le moule du divertissement jouissif, Quentin Tarantino en extrait dans sa deuxième partie une somptueuse tragédie humaine fondée sur la notion d'héroïsme et notre humanité fragilement compromise. D'une virtuosité technique troublante de perfectionnisme sans surenchérir dans l'action orgasmique antécédemment entreprise, la quête rédemptrice de Beatrix Kiddo nous déploie sans prévenir toute son humanité exprimée par la grâce d'un enfant. Une épopée frénétique confinant au chef-d'oeuvre singulier d'un réalisateur entièrement voué à son art désincarné du langage cinématographique.
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BRUNO MATEI
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