Film d'action/aventures des plus ringard qui collectionne de manière quasi poétique les fautes de goût en tous genres. De la magnifique moustache de Robert Ginty à la mise en scène absente du génial Jean-Marie Pallardy, en passant par le script sans queue ni tête écrit par le même bougre, la musique pop-yahourt-gnan-gnan à la délicieuse odeur de naphtaline, les bourdes techniques à la pelle et la qualité d'image orangeâtre / jaune pisse qu'envierait n'importe quel directeur de la photo, Vivre Pour Survivre est un modèle de gros nanar foiré sur toute la ligne, dont les petites pointes d'humour à la James Bond se révèlent elles-mêmes prodigieusement merdiques. Force est de le reconnaître, le film divertit agréablement dans son ensemble, non seulement grâce à son charme ultra-Z, mais aussi par sa liberté de ton réjouissante (on découpe des guibolles et des ventres à la tronçonneuse, on se fait ouvrir l'entrejambe à la scie, etc.) et ses répliques parfois mémorables (« Ma patience a des limites, mais il ne faut pas exagérer... »). Avec en prime un Jess Hahn déjà sexagénaire mais toujours aussi classe dans son style et un Fred Williamson qui semble s'être égaré sur le plateau de tournage de cette perle. Un truc de fou, action movie d'exploitation à la base tout bateau mais transcendé par le talent de Jean-Marie Pallardy et film de chevet de moult nanarophiles. Assurément culte.
3/10







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