Vu hier soir... Critique sur le chaud hein...
Je crois que c'est encore les vingt premières minutes du film, représentées sous la forme d'un authentique
melting-pot de bastons entre petits gangs dans le Hong-Kong des sixties, de romantisme idyllique, et surtout d'amitié profonde entre trois petites frappes pleines d'avenir, le tout magnifié de par une BO en or, entre RockNRoll/Twist survitaminé remis au goût du jour de la fin 80's et mélodies délicieusement kitsch tout autant que poignantes, puis passé à la moulinette d'un montage hyper
cut, qui m'ont le plus bouleversé (ai-je battu le reccord de la plus longue phrase jamais tapée ?

).
Evidemment, après une mauvaise "gaffe" de deux de nos trois amis, le trio s'exile dans un Vietnam alors forcément en pleine guerre, dans le but de faire de la contrebande.
Une balle dans la tête se métamorphose subitement à partir de là en un autre
melting-pot de genres plus ou moins distincts: le film d'action, l'ultra-violence, le film de guerre, et même en quelque sorte le film d'aventures.
Ne s'ensuivent plus par la suite que tueries sanguinaires et superbement chorégraphiées (les mitraillages, ici sordides et dégueulasses, s'avèrent bien loin des
gunfights fun de
The Killer et
À toute épreuve du même
Woo), faisant passer celles de
La Horde Sauvage pour une sympathique petite déliriade entre cow-boys et sanchos. Le film terminera dans le drame, puis l'affrontement/duel définitifo-final (

).
Une balle dans la tête, c'est bien sûr aussi des comédiens exceptionnels,
Tony Leung Chiu Wai (
À toute épreuve,
The Longest Nite,
Infernal Affairs), plus poignant que jamais, en tête, vivant littéralement leur rôle.
Une balle dans la tête, c'est de l'ultra-violence constante, dépassant parfois peut-être les limites du soutenable, entrecoupée d'instants de pure émotion.
Une balle dans la tête, c'est bien évidemment une BO riche, intense et variée, qui confère un cachet supplémentaire à l'intensité dramatique de l'ensemble.
Une balle dans la tête, c'est aussi et surtout le chef-d'oeuvre de
John Woo, doublé d'un film qui occupe désormais la place #2 de mon top 10 cinématographique; c'est dire combien il m'a séduit...