Titre d'Origine: Silver Streak
Réalisateur: Arthur Hiller
Année: 1976
Origine: U.S.A.
Durée: 1h54
Distribution: Gene Wilder, Richard Pryor, Patrick McGoohan, Ned Beatty, Clifton James, Fred Willard, Len Birman.
Sortie salles France: 24 Août 1977 (1ère diffusion TV TF1: 15 Novembre 1981)
FILMOGRAPHIE: Arthur Hiller est un réalisateur et acteur canadien, né le 22 Novembre 1923 à Edmonton, Alberta (Canada).
1955: Police des plaines. 1964: Les Jeux de l'amour et de la guerre. 1965: Promise her Anything. 1966: Tobrouk, commando pour l'enfer. 1966: Les Plaisirs de Pénélope. 1967: The Tiger Makes out. 1970: Escapade à New-York. 1970: Love Story. 1971: Plaza suite. 1971: L'Hôpital. 1972: l'Homme de la manche. 1975: The Man in the Glass Booth. 1976: Transamerica Express. 1979: Ne tirez pas sur le dentiste. 1979: Morsures. 1981: Making Love. 1982: Avec les compliments de l'auteur. 1987: Une Chance pas croyable. 1989: Pas nous, pas nous. 1990: Filofax. 1992: The Babe. 1997: An Alan Smithee Film.
Réalisateur éclectique qui aura touché à tous les genres cinématographiques mais aussi apporté sa contribution à diverses séries TV (la Famille Adams, Perry Mason, Alfred Hitchcock présente), Arthur Hiller nous livre en 1976 l'un de ses meilleurs films avec Transamerica Express. Condensé d'action et de suspense, de romance et de comédie mais aussi de catastrophe vers son point d'orgue alerte, cet hommage facétieux aux intrigues policières est un jubilatoire divertissement mené à un rythme effréné ! Avec l'abattage de deux acteurs impayables à la complicité commune (Gene Wilder en gaffeur valeureux et Richard Pryor en cleptomane au grand coeur !), Transamerica Express nous entraîne dans une improbable course poursuite en interne d'un train mais aussi dans les contrées adjacentes. A bord du Transamerica, George Caldwell, un pélerin sans histoire, tombe subitement amoureux d'une jeune secrétaire avant d'être le témoin aléatoire d'un meurtre. Rapidement, les dangereux criminels décident de l'éjecter du train afin qu'il ne découvre leur subterfuge à subtiliser un professeur d'art par leur sosie. Pugnace et fermement délibéré à contrecarrer la manigance des malfaiteurs, George va tenter par tous les moyens d'avertir la police avant de se retrouver suspecté.
Avec l'élaboration d'un scénario solide qui ne cesse de rebondir par une série d'incidents fortuits, cette fantaisie endiablée multiplie les péripéties avec une dextérité peu commune. Avant tout érigé sous le mode burlesque de la comédie hilarante, le réalisateur ponctue son cheminement narratif par des gags irrésistibles (George se maquillant le visage de cirage noir pour éviter que la police ne le reconnaisse, le flic amateur de séries TV incapable de comprendre qui est l'auteur des meurtres, George éjecté du train à trois reprises mais pourvu d'aubaine insensée pour pouvoir remonter à bord !). Mais Arthur Hiller nous conçoit notamment un récit policier ordonné alternant rixes explosives dans ses échanges de tirs entre gangsters et policiers et exactions meurtrières pour les individus encombrants. Avec une vigueur et une bonne humeur fulminante, Transamerica Express trouve le juste équilibre à affilier ses genres disparates. En prime, la romance allouée entre nos deux amants férus d'attachement et son suspense progressiste culminant un dernier enjeu alarmiste vers le mode catastrophe comblent le spectateur sans jamais faire preuve d'esbroufe inutile. L'intrigue savamment charpentée éludant la moindre digression pour, à contrario, crédibiliser au possible les vicissitudes de nos protagonistes inlassablement pourchassés.
Formidablement manoeuvré par un trio de complices extrêmement attachants (Wilder/Pryor/Beatty) et une engeance patibulaire exécrable (l'indéfectible Patrick McGoohan !), Transamerica Express est un modèle de loufoquerie combiné au suspense haletant ! Et pour conclure de manière pétulante, son point d'orgue irréversible surprend et impressionne par l'acuité spectaculaire d'un crash ferroviaire à mouvance catastrophiste. En résulte un divertissement hybride incroyablement fougueux dans les genres lestement codifiés. Une totale réussite !
