Un vieux fermier alcoolique apprend qu'il est le lointain descendant d'une dynastie noble. Afin de tenter de remédier à sa misérable existence, il entreprend d'envoyer sa fille chez une famille de bourgeois en ayant repris le titre nobiliaire; celle-ci sera abusée puis mise enceinte par l'aristocrate Sir Alec D'Urberville, avant de fuir puis de tomber éperdument amoureuse d'un jeune homme désinvolte, lequel l'abandonnera tout juste après avoir appris le récent et peu glorieux passé de la jeune femme.
Polanski transpose à l'écran le fameux Tess of the d'Urbervilles de Thomas Hardy, avec un académisme quelque peu déplaisant.
Cette longue sieste cinématographique, véritable repère de plans fixes interminables, de monotonie assommante et de dialogues désespérants de platitude, évite de justesse le naufrage grâce à sa reconstitution d'une Angleterre fin XIXe siècle non négligeable dun point de vue global, mais aussi et surtout de par la composition remarquée d'une Nastassja Kinski fort jeune.
On reprochera d'autre part au film un certain regard final dégradant, voire dépréciateur, vis-à-vis de la gent féminine - à moins que ceci soit à l'origine du roman dont il s'inspire -.
Encore une uvre sacralisée en vain, même si au demeurant assez intéressante en certains points, notamment pour son souci historique louable.
5/10


