Rocky 2, la Revanche de Sylvester Stallone, 1979

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Rocky 2, la Revanche de Sylvester Stallone, 1979

Messagepar BRUNO MATEI » 10 Décembre 2015, 07:24

Titre d'Origine: Rocky 2
Réalisateur: Sylvester Stallone
Année: 1979
Origine: U.S.A.
Durée: 1h59
Distribution: Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young, Carl Weathers, Burgess Meredith, Tony Burton, Joe Spinell, Sylvia Meals, Frank McRae

Sortie salles France : 29 février 1980. U.S: 15 juin 1979

FILMOGRAPHIE: Sylvester Stallone est un réalisateur, acteur, scénariste et producteur américain, né le 6 Juillet 1946 à New-York.
1978: La Taverne de l'Enfer. 1979: Rocky 2, la Revanche. 1982: Rocky 3, l'Oeil du Tigre. 1983: Staying Alive. 1985: Rocky 4. 2006: Rocky Balboa. 2008: John Rambo. 2010: Expendables: Unité Spéciale.

Trois ans après le succès surprise de Rocky façonné par le duo gagnant John G. Alvidsen / Sylvester Stallone, une suite est mise en chantier par l'acteur himself. Alors que Rocky entreprend de prendre sa retraite après son combat épique contre Apollo Creed, ce dernier lui propose une revanche afin de taire les mauvaises langues pour son éventuelle défaite. Mais délibéré à construire une vie de famille avec Adrian, Rocky décide de raccrocher les gants et postuler vers un emploi de prolétaire. Evincé par une agence de pub et limogé par son patron d'usine, il part rejoindre son entraîneur pour le supplier en dernier ressort de l'entraîner au match de la revanche. Second opus d'une saga légendaire érigée sur le milieu de la boxe, Rocky 2, la Revanche continue de surfer avec efficacité sur les ingrédients payants de son modèle. A savoir l'action vigoureuse d'un ultime combat de boxe beaucoup plus épique qu'au préalable, et les bons sentiments d'une succès story irrésistiblement lyrique.

Une vibrante chronique sociale, une initiation à la maîtrise des sentiments (que ce soit du point de vue chagriné de Rocky ou celui vindicatif d'Appolo) où chaque personnage transmettent avec une sincérité souvent poignante les valeurs d'amour, d'amitié et de tendresse dans leur esprit de cohésion à asseoir la réputation de l'étalon sur piédestal. Incarnation du rêve américain, Rocky est cette fois-ci confronté à un choix cornélien depuis l'opposition de sa femme à affronter une seconde fois un champion discrédité de sa notoriété. Ridiculisé par le merchandising de la pub et réduit au chômage, Rocky n'a comme unique échappatoire que de remonter sur le ring (et ce, en dépit du strabisme de son oeil gauche) afin de survivre et prouver aux fans que le premier combat n'était pas un accident. Mais par malchance, son épouse sombre dans le coma à la suite de la naissance prématurée de leur enfant. Jouant sur la corde sensible, Stallone, réalisateur, ne s'apitoie par sur le pathos à dramatiser la situation anxiogène. Avec efficacité, il compte sur l'intégrité des comédiens pleins d'humanité dans leur stature amiable et la sobriété de Stallone, acteur, insufflant une fragilité émotive tout à fait digne pour honorer la fidélité de l'amour. Autour de ce compromis conjugal sur le fil du rasoir, Stallone cultive en second acte un goût prononcé du spectacle rédempteur. Que ce soit les phases d'entraînement intenses perpétrées à l'ancienne sous l'impériosité de Mickey, l'anthologique course d'endurance que Rocky parcourt en centre urbain sous l'appui d'une escorte d'enfants, et le combat de la revanche chorégraphié à l'instar d'un tournoi de gladiateurs. Jouissif, pour ne pas dire jubilatoire, cet affrontement violent est ici décuplé par sa tension exponentielle, notamment par le biais du public observant avec effarouchement l'adversité hargneuse des boxeurs ! Il en émane un oppressant combat de tous les dangers rendu d'autant plus trépidant sous la partition épique de Bill Conti.

Emotif et poignant pour ses péripéties humaines où l'intelligence du propos oppose le sens du devoir et la passion des sentiments autour d'un enjeu sportif, Rocky 2 instaure également avec efficacité une réflexion sur la vengeance et l'acceptation de la défaite du point de vue frustré d'un champion notoire transi d'orgueil.

Récompenses:
1980 : Prix Marquee du meilleur film, remis par l'American Movie Awards2
1980 : People's Choice Awards du film favori du public
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BRUNO MATEI
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