Le Manoir de la Terreur

-> Le gros Gore qui tache et les films dégueux à vomir

Messagepar BRUNO MATEI » 14 Juillet 2012, 06:33

LE MANOIR DE LA TERREUR
Titre d'Origine: Le Notti del Terrore
Réalisateur: Andrea Bianchi.
Année: 1980.
Origine: Italie.
Durée: 1h25.
Distribution: Karin Well, Gianluigi Chirizi, Simone Mattioli, Antonella Antinori, Roberto Caporali, Claudio Zucchet, Renato Barbieri, Mariangela Giordano, Peter Bark.

Sortie U.S le 15 Octobre 1986

FILMOGRAPHIE: Andrea Bianchi est un réalisateur italien, né le 31 Mars 1925 à Rome.
1972: Diabolica Malicia. 1972: L'Île au trésor. 1974: Quelli che Contano. 1974: Basta con la guerra... facciamo l'amore. 1975: Nu pour l'assassin. 1976: La Moglie di mio padre. 1977: Cara dolce nipote. 1978: La moglie siciliana. 1979: Malabimba. 1981: Le Manoir de la Terreur. 1983: Altri desideri particolari. 1983: Morbosamente vostra. 1986: Dolce Pelle di Angela. 1987: Maniac Killer. 1987: l'Ange de la Mort. 1988: Incontri in case private. 1988: Racconti di donne. 1989: Massacre. 1989: Io Gilda. 1990: Qualcosa in più. 1990: Gioco di seduzione. 1991: Bambola di carne. 1993: Formula 3 - 1 ragazzi dell'autodromo.

Joli succès en salles à travers le monde, Le Manoir de la Terreur s'est taillé au fil des décennies une certaine réputation auprès des aficionados adeptes du nanar transalpin avec des rognons dedans !
En l'occurrence, ce p'tit métrage réalisé en quatre semaine avec des interprètes débutants (si on excepte la présence de Mariangela Giordano) diffère des zéderies traditionnelles par son lieu-dit confiné autour d'un manoir et ces zombies templiers exagérément décrépits. Largement inspiré de l'Enfer des Zombies, réalisé un an au préalable ou encore de la saga d'Ossorio, le film d'Andrea Bianchi se veut ouvertement gore dans la tradition putassière du genre mais aussi parfois polisson pour ses séquences érotiques futilement éhontées.

La trame du Manoir de la terreur est aussi maigrelette qu'une sardine à l'huile vendue dans une boite de hard discount. Trois couples venus passer un week-end dans un manoir sont assiégés par une horde de zombies assoiffés de sang. Avec une hargne désespérée, ils vont tenté d'en sortir vivants ! Voilà pour l'intrigue ténue d'une rare indigence mais pour compenser ce défaut substantiel, le réalisateur va miser sur le rythme échevelé des attaques incessantes commises par nos zombies lépreux contre les occupants démunis. Et à ce niveau, on peut dire que le film recèle un florilège de séquences vigoureuses pour garder en éveil le spectateur dubitatif. Avec ces meurtres sanglants façonnés de manière approximative (mais artisanale !) et son érotisme audacieux (la relation incestueuse entre le fils et sa génitrice suivi de l'illustre matricide !), cette bisserie au budget dérisoire s'illustre en outre d'un décor gothique de privilège, un manoir séculaire ! Et pour agrémenter son aspect vétuste, la photographie saturée, confectionnée par le réalisateur lui même, renforce son esthétisme attractif en mettant en exergue des effets gores d'une jolie teinte rouge cerise ! Epaulé d'une partition musicale tantôt désarticulée, tantôt planante (on se croirait parfois dans une oeuvre d'Herzog !) et d'une distribution amateuriste, le succédané de Bianchi attise finalement la curiosité sympathique par son caractère aussi étrange que risible. Les protagonistes ahuris s'exclament comme des pantins inexpressifs (mention spéciale pour la blonde boiteuse au jeu surdimensionné dans sa démarche haletante tout en s'écriant hagardement comme une gazelle !) et les zombies décharnés sont équipés d'armes blanches pour trucider leurs hôtes (ils s'emparent même d'un bélier afin de défoncer la porte d'entrée de la bâtisse !). Seule, Mariangela giordano tire son épingle du jeu en victime effarée ainsi que l'étrange acteur de petite taille, Peter Bark au faciès dérangeant. Sa physionomie blême et famélique ainsi que son regard vénal fascine irrémédiablement le spectateur, d'autant plus que l'ado prématuré (il est en faite âgé de 25 ans au moment du tournage alors qu'il présume en avoir 12 pour incarner son rôle infantile !) est irrésistiblement épris d'attirance sexuelle pour sa mère chérissante !

Le Château des Templiers
Avec son ambiance aussi étrange que décalée, son décor gothique de château abdiqué, son interprétation hilarante et ses scènes gores croustillantes (un sein arraché à pleines dents ou une tête décapitée à la faux, sans oublier les traditionnels actes de cannibalisme !), le Manoir de la Terreur accouche d'un délire transalpin finalement attrayant. Pour les amateurs de nanar dévergondé aujourd'hui révolu, il se révèle en tous cas suffisamment dynamique dans son action récursive et désopilant dans la raillerie impartie à ces dialogues pour passer un agréable moment.
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BRUNO MATEI
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