Avec Desmond Harrington, Melissa Sagemiller, Robert Bagnell
Kenneth, un employé de bureau très timide, se donne corps et âme à son travail. Sa petite vie demeure sans histoires jusqu'au jour où un ami lui fait découvrir un site internet où il peut commander la "femme idéale", une poupée gonflable adaptée à ses goûts.
Epanoui grâce à cette nouvelle compagne surnommée Nikki, Kenneth attire le regard de Lisa, une jeune femme récemment engagée dans son entreprise. Tourmenté par tant d'attention soudaine, Kenneth va devoir choisir entre Lisa, faite de chair et de sang, et Nikki à la plastique de silicone.
Monsieurcinema :
SILICONE FOLIE
Croisement entre film fantastique et fable réaliste, LOVE OBJECT offre une description du monde du travail qui effraie dès les premières minutes. Enfermé dans un quotidien fait de gestes répétitifs, Kenneth semble ainsi asservi par un système de production qui annihile tous ses désirs personnels. Peu à peu, c'est bien l'ensemble des travailleurs qui est assimilé à cette poupée inerte, et l'on admire cette peinture réussie de tout ce que le monde moderne a de plus oppressant. Chacun est une poupée interchangeable, lisse et banale, subissant les ordres d'une hiérarchie viciée. C'est le côté le plus fascinant et dérangeant de ce film, qui démontre avec brio à quel point le capitalisme a fini par nier tout ce que l'être humain a de plus sacré. Car le dernier tiers du film, jouant pourtant habilement sur la confusion entre fantasme et folie, devient rapidement prévisible et énervant, avec sa violence à la limite du cliché. La propension du réalisateur à stigmatiser ce qu'il semble considérer comme des déviances sexuelles détruit peu à peu la construction subtile et brillante de la première partie d'un film audacieux. Dommage.
le site : http://www.loveobject-lefilm.com
vu les 4 pages dans Toxic je pense que ce film sucite interet.............j'avais oublié de mettre un topic dessus quand il etait sorti...
