48 heures

-> Action, Guerre, comédie, aventure, western, drame, animation, mangas, dessins animés et le reste inclassable...

Messagepar BRUNO MATEI » 17 Juillet 2012, 06:34

48 HEURES
Titre d'origine: 48 Hours
Réalisateur: Walter Hill.
Année: 1982.
Origine: U.S.A.
Durée: 1h36.
Distribution: Nick Nolte, Eddie Murphy, Annette O'Toole, Frank McRae, James Remar, David Patrick Kelly, Sonny Landham, Brion James, Kerry Sherman, Jonathan Banks.

Sortie salles France: 27 Avril 1983. U.S: 8 Décembre 1982

Récompense: Grand Prix au Festival du film policier de Cognac, en 1983

FILMOGRAPHIE: Walter Hill est un producteur, réalisateur et scénariste américain, né le 10 janvier 1942 à Long Beach, en Californie (États-Unis).
1975 : Le Bagarreur (Hard Times),1978 : Driver, 1979 : Les Guerriers de la nuit, 1980 : Le Gang des frères James,1981 : Sans retour, 1982 : 48 heures, 1984 : Les Rues de feu,1985 : Comment claquer un million de dollars par jour,1986 : Crossroads, 1987 : Extrême préjudice, 1988 : Double Détente, 1989 : Les Contes de la crypte (1 épisode),1989 : Johnny belle gueule, 1990 : 48 heures de plus,1992 : Les Pilleurs, 1993 : Geronimo,1995 : Wild Bill, 1996 : Dernier Recours,1997 : Perversions of science (série TV),2000 : Supernova, 2002 : Un seul deviendra invincible, 2002 : The Prophecy, 2004 : Deadwood (série TV).

Gros succès à sa sortie et révélation du néophyte Eddie Murphy dont il s'agissait du premier rôle à l'écran, 48 heures est devenu une référence du Buddy Movie (film de copains), genre prisé au début des années 80. Avec un maître du cinéma musclé derrière la caméra et l'affiliation de deux comédiens finalement homogènes, ce classique des eighties est un jubilatoire concentré d'action et de comédie mené à un rythme sans faille.

Pour retrouver un dangereux criminel et son complice, l'inspecteur Jack Gates négocie une transaction avec Reggie Hammond, un taulard noir condamné à une peine de 3 ans mais prochainement libérable. Durant 48 heures de liberté surveillée, Reggie va devoir collaborer avec son allié pour remonter la piste de ces anciens associés mais aussi mettre la main sur un butin de 500 000 dollars.

Avec cette intrigue efficiente habilement troussée, la violence spectaculaire de son action échevelée (exemptée d'esbroufe ostentatoire), la cocasserie conflictuelle de deux partenaires au caractère distinct et la verve incisive de leurs réparties, 48 Heures est un modèle de divertissement dépouillé. Sans céder à une quelconque facilité complaisante pour séduire le public avide d'action redondante, Walter Hill mise surtout sur l'abattage de deux protagonistes que tout oppose de prime abord. Dans la caractérisation de leur personnalité contradictoire et de leur méfiance mutuellement impartie l'un pour l'autre. Au fil de leurs vicissitudes semées d'embûches et déconvenues, le flic et le voleur font finalement réussir à s'apprivoiser, s'accepter et se tolérer pour collaborer en esprit de confiance afin de débusquer des tueurs sans vergogne, lâchés dans les rues nocturnes de New-York. A deux doigts d'appréhender à plusieurs reprises les criminels sans foi ni loi, nos acolytes n'ont de cesse de manquer leur cible en jouant de malchance, de manière à mieux nous confronter à une prochaine rixe escomptée. Avec une efficacité imparable et par la drôlerie amicale d'une complicité explosive, Walter Hill retarde donc la fameuse altercation pronostiquée pour laisser libre court à leur verve sympathique d'une posture faraude (l'affrontement physique toléré en guise d'orgueil entre nos deux partenaires avant qu'une patrouille de police ne mette fin à leur estocade, l'interrogatoire improvisé par Reggie aux membres d'un bar de country ou encore sa requête lubrique adressée aux clientes pour compenser sa libido sexuelle).
Nick Nolte, en flic renfrogné et robuste, endosse son personnage avec une autorité inflexible mais aussi une loyauté méritoire pour accorder un crédit à son coéquipier marginal. Dans celui du taulard loquace et finaud, Eddie Murphy incarne son premier rôle avec une spontanéité innée dans sa drôlerie extériorisée par un snobisme gouailleur.

Soutenu par l'admirable partition musicale de James Horner pour émailler ses séquences de poursuites haletantes et d'action spectaculaire et emmené par un irrésistible tandem de durs à cuire, 48 heures amuse par son ironie acerbe et enthousiasme par sa violence trépidante. C'est ce parfait dosage action/humour élaboré avec finesse car subordonné au cheminement narratif qui accède ce classique au rang de chef-d'oeuvre du buddy-movie.
Vous n’avez pas les permissions nécessaires pour voir les fichiers joints à ce message.
Image
Avatar de l’utilisateur
BRUNO MATEI
Oh My Gore ! Fan
 
Messages: 1319
Inscription: 14 Novembre 2010, 10:25

Retourner vers Cinéma non fantastique

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité