EVIL-DEAD de Sam Raimi, 1981

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EVIL-DEAD de Sam Raimi, 1981

Messagepar BRUNO MATEI » 02 Mai 2013, 06:39

Titre d'Origine: The Evil-Dead
Réalisateur: Sam Raimi
Année: 1981
Origine: U.S.A
Durée: 1h25
Distribution: Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Richard DeManincor, Betsy Baker, Theresa Tilly.

Récompenses: Grand Prix, le Prix du Public et le Prix de la Meilleure Première Œuvre au Festival du Rex à Paris.

Sortie salles U.S: 15 Octobre 1981 (première à Détroit). 15 Avril 1983 en sortie nationale.
France: Mai 1982 au Marché du film de Cannes. Novembre 1982 au Rex de Paris. 24 Août 1983 en sortie nationale.

FILMOGRAPHIE: Sam Raimi est un réalisateur, acteur, producteur et scénariste américain, né le 23 Octobre 1959 à Franklin, Etats-Unis.
1981: Evil-Dead. 1985: Mort sur le Grill. 1987: Evil-Dead 2. 1990: Darkman. 1993: Evil-Dead 3. 1995: Mort ou Vif. 1998: Un Plan Simple. 1999: Pour l'amour du jeu. 2000: Intuitions. 2002: Spi-derman. 2004: Spider-man 2. 2007: Spider-man 3. 2009: Jusqu'en Enfer. 2013: Le Monde fantastique d'Oz.

L'opéra de la terreur ! Le film d'horreur le plus férocement original dixit un Stephen King abasourdi ! Depuis sa sortie rentable en salles et son illustre succès en VHS, Evil-dead s'est inscrit au panthéon des films d'horreur les plus impressionnants de l'histoire. L'emblème moderne du "ouh fais moi peur !" alors que son récit puise son inspiration dans les clichés usuels de l'épouvante traditionnelle (l'environnement bucolique d'une forêt ténébreuse régie par des démons sataniques). Réalisé avec des bouts de ficelle et une équipe réduite de comédiens amateurs, cette première oeuvre d'un jeune cinéaste surdoué est un moment de folie furieuse jamais contemplé sur une toile de ciné !

Conçu à la manière d'un train fantôme erratique, Evil-dead est une sarabande infernale, une nuit démoniaque irrationnelle auquel un groupe de vacanciers vont devoir s'opposer aux forces du mal. En empruntant le schéma classique du film de possession et le cadre du slasher champêtre, Sam Raimi se réapproprie des conventions avec une inventivité toujours plus insolente. Entre ses touches d'onirisme macabres et sa profusion de gore déployant une imagerie frénétique, Evil-dead provoque l'euphorie au sein de sa mise en scène virtuose. Avec une efficacité redoutable, le réalisateur se tire habilement de son script éculé en jouant la carte de la provocation et de l'action cinglante dans un esprit carnavalesque de grand-guignol. Avec une originalité hors normes influencée par sa débrouille du système D, il ne cesse de nous ébranler et jouer avec nos nerfs devant le témoignage de ces protagonistes soumis, successivement possédés par des démons infernaux. Dans une bande son tonitruante ou les rires moqueurs se disputent aux hurlements d'effroi, Evil-Dead véhicule une panique masochiste chez son spectateur voyeur. Au climat de prime abord anxiogène, jamais une série B n'avait rendu aussi palpable et terrifiante sa scénographie forestière où l'entité démoniaque semble s'infiltrer au travers de la pellicule. A ce titre et en éludant miraculeusement le ridicule, la séquence du viol contre Cheryl reste un moment d'anthologie couillu dans sa verve visuelle à connotation sexuelle. (C'est d'ailleurs en priorité pour cette raison transgressive que l'Angleterre assigna devant les tribunaux son réalisateur).
Cette tension diffuse toujours plus prégnante et son degré de férocité cauchemardesque vont atteindre leur apogée dans une dernière demi-heure totalement débridée. Là où le dernier survivant esseulé va se retrouver confiné à l'intérieur de sa cabane maudite pour combattre vaillamment ses démons ricaneurs !

Furieusement gore (les armes blanches pénètrent ou sectionnent la chair avec une verdeur viscérale !), diablement jouissif et méchamment railleur, Evil-Dead déploie avec une vigueur et une générosité sans égale un florilège de déviances horrifiques hérités d'un bad trip sarcastique. En l'occurrence, ce chef-d'oeuvre subversif de l'horreur hardgore reste d'une incroyable modernité dans sa démarche visuelle, notamment cette capacité à susciter la stupeur (on ne compte plus l'estocade des "jump scares" !) et peaufiner un climat de peur. C'est ce qu'on appelle aussi la déclaration d'amour d'un artiste entièrement habité par ses innovations d'alchimiste.
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BRUNO MATEI
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Re: EVIL-DEAD de Sam Raimi, 1981

Messagepar viviane » 27 Juillet 2013, 14:41

Cuuuulte !!!

Malgré que la nouvelle génération confonde souvent le 1 et le 2....
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