déjà, la salle. laccueil. la vache ! cétait royal, non, mieux que royal : organisé.
bon, maintenant, je comprends que costes ait pété les couilles au collectif, quand on la fait jouer à montpellier. cest sûr que sil à lhabitude des salles aussi équipées en matos et en gens compétents que le point éphémère, la choc culturel a du le traumatiser.
déjà, les mecs ont vu mon magnifique micro sony à dix-huit euros acheté la veille à la fnac, tout frais sorti de son plastoque, et mont regardé avec un mélange de consternation et de pitié. il mont prêté un vrai micro, en métal, un qui capte et amplifie et les sons. moi, apparemment, même pour un karaoké, cétait pas bon. ensuite, on a pu commencer les balances.
bref.
donc, la soirée a commencé avec une performance grand-guignol et fille à poil des vétérans sexandroïdes. le début était bien sympa. une fille (à poil, donc) se fait torturer les nichons par un vieux vicelard aux cheveux ébourriffés et à la peau qui déteste le biactol. des aiguilles dans les tétons, etc. moi, je me suis tiré presque au début, hélas. jaurais bien regardé, en plus la musique et les éclairage dégageaient pas mal aussi, mais le trac, bon, jai plutôt été faire les cent pas devant le canal saint-martin, sous le regard légèrement horrifié des pauvres gens qui buvaient des coups en terrasse. à propos de sexandroïdes, on ma raconté quà un moment le vieux monstre découpe le téton de la fille, le machouille, et le crache dans le public. haha, bon, jaurais bien aimé assister à ça, dommage. en tout cas, ils ont bien rempli la salle, les salauds.
ensuite, cest à nous. nous, le konsstrukt big band, cétait moi à la lecture, olivier lelong aux vidéos et sons bizarres, et lhabituel vincent à la clarinette. rien à dire, performance impeccable, la meilleure de toutes celles que jai pu faire. faut dire, javais un micro qui coûte plus cher que mon ordi, et la sono était parfaite, et olivier projetait des vidéos épouvantablement bien, glauques, et tout, et faisait des bons bruits aggressifs avec son micro ; et vincent a fait des merveilles, tout en free-finesse, comme à laccoutumée (cest déjà lui qui mavait accompagné pour la sortie de jai peur, et pour celle de raison basse). on a été applaudi par une foule innombrable. enfin, je veux dire que dhabitude, je parviens à compter les gens qui applaudissent rien quen les entendant, là, non.
ensuite, théoriquement, on devait bouffer entre artistes. finalement, devant la recrudescence damis, on a bu entre copains. je mexcuse encore auprès des camarades de la soirée davoir posé un lapin, mais après tout, cest paques.
ensuite encore, on a raté costes, cest dommage, ça avait lair fort bien, jai vu un peu les balances, bon, clavier-voix, certes, mais enfin il ne sest pas transformé pour autant en michel berger (même sil jouait du clavier debout). en tout cas, lui, il avait lair content (enfin, surtout le lendemain, dailleurs ya quà voir les photos, il est hilare). bon, de toute façon, costes, jai confiance, il nous enterrera tous.
jusquà pas dheures, on a bu comme un trou et parlé comme des cons, on sest mis la fièvre, pendant des heures.
le lendemain, au vernissage, pas parlé, bougé lentement un peu comme des lézards morts (mais gros, les lézards), café croissant pinaut chips, et hop le train, et hop au-revoir. et, quand même, on a vu la fille de costes, nettement plus contente que lui à lidée de se faire immortaliser par allemane, haha.
et quelques mots sur la revue, quand même, cest pour fêter sa sortie, tout ce merdier.
magnifique, la revue. elle coûte dix-huit euros, ce qui nest pas grand chose quand on voit la gueule quelle a. jose pas imaginer combien de temps il a fallu pour faire ça. ni combien de sous. je préfère songer à olivier allemane et anne van der linden en dandies dillétantes, qui ont organisé ça à larrache, sur un coin, de table, en pensant à autre chose et en se remémorant le bon vieux temps, et penser à frédéric déjean, léditeur, comme à un ancien parrain du crime, richissime et sanguinaire, transformé en amoureux des arts pour expier ses fautes. la réalité (des centaines dheures de boulot acharné, des dettes et des angoisses) est bien trop déprimante. il faut en acheter plein, des revues, les maboules qui sont publiés dedans, et, plus encore, les maboules qui ont publié les maboules, le méritent vraiment. ya une liste des points de vente à la fin de mon sermon, liste non exhaustive puisque on a appris quil y aurait aussi des exemplaires en circulation à londres et à... san fransisco, mais oui monsieur, mais oui madame ! si on mavait dit un jour que mes poèmes bite-couille-poil seraient lu dans la capitale des beatniks, bordel !... et en plus, illustrés par un type au talent incroyable. la folie. vraiment.
non, sérieusement, un énorme bravo à eux trois. et, dans la foulée, un très grand merci aussi, pour mavoir invité à faire partie de ce truc. é viva. allemane, déjean, van der linden. ah les salauds.
et puisque jen suis à remercier des gens, merci à tous les copains dêtre venus (ariane, françois, fred, arnaud, juliet, jérome, brana, marc, simon, jen oublie sûrement parce que je suis un con), et merci à lintelligentsia parisienne (philippe jaenada et thierry théolier) dêtre venu me supporter, mapplaudir, me soutenir, et moffrir toute leur sympathie, euh, environ dix minutes après que jai terminé ma lecture. ah, paris sera toujours paris.
je vous aime tous. et jen profite pour dire à pennequin devant tout le monde que ses deux textes sont des tueries totales, bordel de dieu.
bon, les liens, maintenant :
pour la revue, cest ici : http://orbispictusclub.fr/freak-wave-la ... ate-1.html
pour le site de olivier lelong, cest là : http://www.myspace.com/ideo_tv
et pour vincent, cest à new-york que ça se passe.
il y aura sûrement une autre lecture à montpellier au méchantes bêtes fin avril, et lexpo freak wave tournera à nantes et sûrement à bordeaux à des dates que je ne connais pas encore, mais je vous tiens au courant, ah bin oui.
et voilà.
quelques points de vente, dans le désordre, liste provisoire :
centre beaubourg (paris)
palais de tokyo (paris)
un regard moderne (paris)
le monte-en-lair (paris)
le lieu unique (nantes)
le furet du nord (lille)
le magasin (grenoble)
librairies mk2 (paris)
bimbo tower (paris)
le bal des ardents (lyon)
grand guignol (lyon)
jeu de paume (paris)
kléber (strasbourg)
quai des brumes (strasbourg)
sauramps (montpellier)
histoire de lil (marseille)
la mauvaise réputation (bordeaux)
et en bonus, le reportage du bonheur, exécuté (surtout nous) dil de maître par olivier allemane, où on peut reconnaître, dans un ordre approximatif, vanessa, costes qui savoure son succès avec la bonhommie quon lui connaît, et moi, qui dit oui, qui dit non, qui dit je vous attends. et aussi une photo de scène, mais comme je suis un couillon, j'ai oublié qui en est l'auteur. qu'il vienne me lapider, mon adresse est dans l'annuaire.
(et tant quon yest, en bonus-bonus, un lien vers une (première ?) critique :
http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_ ... sme-r.html)






)... Euhhhhh je pensais même pas qu'un truc comme ça pouvait exister, sans vouloir être insultant, le trip gueulement, paroles vulgos (et parfois irrespectueuses) très peu pour moi... Après, peut-être que je suis tombé sur la mauvaise, peut-être que ce mec est un artiste mais je n'ai pas trop envie d'aller plus loin, trop barré pour moi... Désolé...


Mais sinon respect c'est du pur pue underground!!! Et encore un fois je le répète ce post initial est une trés bonne initiative parce que c'est une petite fenêtre culturelle qui s'ouvre! Même si l'association d'OMG à ce genre de trip est "intellectuellement" un peu vicieuse!